Fresque du début du XIVe siècle représentant des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle (romius de Sant-Jacme), janvier 1995

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Introduction

Fresque du début du XIVe siècle représentant des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle (romius de Sant-Jacme), janvier 1995

Des études publiées par Nicole Fayel-Lançon et Claire Péquignot permettent de dater du XIIIe ou de la première moitié du XIVe siècle l’adjonction à l’église romane du Saint-Sépulcre de Villeneuve d'Aveyron (Vilanòva) d’une nef de style gothique languedocien, ainsi que la réalisation des peintures évoquant le pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle et le miracle du pendu dépendu. L’inscription gothique en occitan datée de 1304 étaye cette analyse.

Chemins de Saint-Jacques Camins romius
Les grandes voies européennes de pèlerinage vers Compostelle (Compostela) traversent les pays occitans pour converger vers la péninsule ibérique. Le Rouergue est traversé par la grande voie du Puy en Velay (Puèi de Velai) et par des voies secondaires. A Najac (Najac), il y avait une chapelle Saint-Jacques (capèla Sant-Jacme) dans l’ancienne église Saint-Martin (Sant-Martin) et un hôpital Saint-Jacques (espital Sant-Jacme) est mentionné en 1269. Celui de Villefranche de Rouergue (Vilafranca) existait avant 1339. Tout comme à Rodez (Rodés), Millau (Milhau) et Saint-Affrique (Sant-Africa), qui avaient également le leur...
Le pèlerinage Lo romavatge
Le pèlerin appelé romiu, jaquet ou Jaques de Cauquilha dans la tradition orale rouergate, porte un large chapeau orné de la coquille (lo capèl ambe la conca), un grand manteau (lo saile ou manrega), le bourdon (lo palfarrat), la besace (la biaça) et la gourde (la gorda).

Le voyage Lo viatge
Avant de partir, les pèlerins mettent en ordre leurs affaires.

Vers 1170, Vierna et son époux Benesech donnent aux cavaliers de Temple de Sainte-Eulalie de Cernon (Santa-Aulària de Sarnon) et de Millau (Milhau) et à Elias de Montbrun, « maistre de la maison de Rodergue », quinze sols qu’ils avaient reçus « d’en Guiral del Mercadil cant anet a S.-Jacme. ».

En 1557, Jòrdi Alan del mas de Fabregas, parròquia d’Alrança, prend ses dispositions pour assurer le train de vie de son épouse après « s’èstre vodat de anar bon romiu a Sant-Jaques en Galecia, distant lonc pais d’aici, afectant de far son romaviatge la ont que calra que demore lonctemps a tornar... »
Les romius édifiaient sur les monts d’Aubrac des tas de pierres appelés montjòias qui servaient de repères.

Le retour Lo retorn
Après leur pèlerinage, les romius affichent leur dévotion en faisant graver sur le linteau (lindal) de leur porte des coquilles (concas) et des bourdons (pals farrats), et en se réunissant dans des confréries. Le nom de famille Rei, francisé en Rey et devant se prononcer “rèï” viendrait du nom donné à ceux qui avaient accompli le voyage à deux reprises.
Les confréries Las confrariás
En 1287, la confrariá de Najac (Najac) comptait 28 confrères (confraires) et, en 1322, les comptes consulaires mentionnent que l’hôpital (espital) se trouve « sul camin dal Espanhia ».

A Villefranche de Rouergue (Vilafranca), en 1493, vingt romius créent la confrariá de Mossenh Sant-Jacme. Ils s’occupent, entre autres choses, des obsèques des confrères : « L’an que om conta mial Vc et XIII et lo XlIII jorn del mes de mars Senhen Peyre Negrie fustie s’en anet da vida a trespas et s’en enseguo las messas que an fachas dire los confrayres de mossen Sant Jaqme per lo stamen de son arma an se que s’en sec….. »

Photo

Fresque du début du XIVe siècle représentant des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle (romius de Sant-Jacme), janvier 1995
© Institut occitan de l'Aveyron

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