Las castanhas

Collecté en 1999 par IOA Sur la Commune de Prévinquières Voir sur la carte
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Introduction

Au XIXe siècle, avant le chaulage, certaines châtaigneraies (castanhals) étaient de véritables vergers de châtaigniers (castanhièrs) plantés sur les hauteurs (puègs) et sous lesquels on cultivait parfois du seigle (segal). Elles furent arrachées au XXe siècle en raison de la maladie, de la demande des usines à tanin et du besoin en terres arables lié au développement du chaulage et de la mécanisation. Certaines castanhals ont cependant subsisté, malgré l’abandon et les maladies.

Il y avait des séchoirs à châtaignes (secadors) sur place, dans les castanhals, près des maisons associés au four à pain, et parfois même dans la maison sous la forme d’une cleda placée dans la cheminée. Dans la région de Rieupeyroux les secadors peuvent avoir des dimensions imposantes et il y avait quelquefois plusieurs secadors accolés.

Très riches en oligo-éléments, les châtaignes séchées (auriòls, rufets) étaient utilisées aussi bien pour nourrir les hommes que pour le bétail. On les réduisait même en farine.

On mettait les auriòls dans un sac de jute (saca) que l'on frappait (clapar) contre une pierre pour en enlever la première pelure (descufelar).

En Rouergue, plusieurs termes désignent la châtaigne séchée : auriòl, airòl, castanhon, secon, rufet, rufòl, afachon…

Ethnotexte

Gabriel SCUDIER

né en 1911 à Félix de Prévinquières, décédé en 2003.

Transcription

Occitan
Français
« Nautres, aicí [Feliç d’a Previnquièiras], amassavan tres cents sacs de castanhas, dabans que ieu sorti(gu)èssi.
Los castanhièrs crebèron a la periòda que agèron l’ancre qu’apelavan. E alèra los tra(gu)èron per laurar.
Tustàvem aquò [los rufets] per una pèira, per l’escalièr. Aquò se descufelava e aquelas castanhas engraissavan los pòrcs. »

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Localisation

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