Vue de la vallée de la Jonte (Jònte), entre Rouergue (Roergue) et Gévaudan (Gavaldan), novembre 1999

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Introduction

Vue de la vallée de la Jonte (Jònte), entre Rouergue (Roergue) et Gévaudan (Gavaldan), novembre 1999

Les vallées ont servi de support à de nombreux récits dont les plus répandus mettent en scène Gargantua (Gargantuan ou Gargantuàs). Celui-ci, assoiffé, pose un pied sur chacun des deux sommets situés de part et d’autre d’une vallée encaissée et tarit la rivière en crue pour se désaltérer (« per escantir la set »). Le géant avale, sans s’en rendre compte, un attelage de bœufs ou de vaches (parelh de buòus o de vacas) avec son bouvier (boièr, boiá, batièr), son char (carri, tombarèl) et son chargement (carrada, viatge) de buissons (fornilha, boissons, bartasses). Aussitôt, il se racle la gorge en croyant avoir avalé soit un moucheron (un bigal) ou un autre petit insecte (un babau, una beba), soit une brindille (una buscalha). La formule employée pour dire “avalé” est engolat ou endavalat : « Ten, ai engolat un bigal ! »
Parfois, l’événement se produit près d’un moulin ou d’un pont. Dans ce cas, le géant avale le meunier avec son âne (lo molinièr e son ase) ou une meule (mòla).
Les ethnologues y voient la représentation d’une sorte de tribut sacrificiel. Ce serait la survivance d’anciens mythes ou de rites conjurant l’obstacle et la colère des eaux, permettant ainsi le franchissement d’une frontière.

Photo

Vue de la vallée de la Jonte (Jònte), entre Rouergue (Roergue) et Gévaudan (Gavaldan), novembre 1999
© Institut occitan de l'Aveyron

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