La pastada dels pòrcs

Collecté en 2000 Sur la Commune de Condom-d'Aubrac Voir sur la carte
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Introduction

Tous les deux jours, on préparait la pastada pour les cochons avec des pommes de terre et de la farine. René précise qu'il fallait veiller à ce qu'il n'y ait pas de vert-de-gris, toxique, dans le chaudron en cuivre. On utilisait des cendres pour le nettoyer.

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© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

René PÉGORIER

né en 1936 à Condom.

Transcription

Occitan
Français
« E d'aqueste costat, i metián los patanons, quand los desrabavan. Aquò's fresc, aquò se conservava e los avián aquí.
E pièissa aprèssa, dins aquelas coirassas en coire, lavavan los patanons los pus pichons, gardavan los gròsses per far la sopa, lavavan los pichons e los metián dins aquelas coirassas en coire. E i metián d'ai(g)a e montavan aquò sul fuòc e fasián còire los trufons. E pièissa o metián, quand èran cuèches, escampavan l'aiga e, los patanons cuèches, los metián dins una barrica descuolada e o esclafavan amb un rond de boès al cap d'un margue. O esclafavan coma cal per far la pastada pels pòrcs.
Pièissa, prenián aquela pastada, metián aquò dins un pairòl e i melanjavan de farina. Mesclavan, pastavan tot aquò e donavan aquò al pòrc per l'engraissar. E fasián… Aquela marmita, aquela coirassa, la fasián cada dos jorns.
E dabans d'i metre los patanons dedins, caliá far atencion qu'aquò levèssa pas lo coire parce que leva de… Disián aquò : leva de verdet, le vert-de-gris. De còps, amb un vièlh petaç e de cendres alusissián la coirassa, dedins, que i agèssa pas de verdet, per far còire, parce que lo verdet aquò podiá empoisonar les pòrcs. »
La pâtée des cochons
« Et de ce côté, ils y mettaient les pommes de terre, quand ils les arrachaient. C’est frais, ça se conservait et ils les avaient là.
Et puis ensuite, dans ces chaudrons en cuivre, ils lavaient les pommes de terre les plus petites, ils gardaient les grosses pour faire la soupe, ils lavaient les petites et ils les mettaient dans ces chaudrons en cuivre. Et ils y mettaient de l’eau et ils montaient ça sur le feu et ils faisaient cuire les pommes de terre. Et puis ils les mettaient, quand elles étaient cuites, ils jetaient l’eau et, les pommes de terre cuites, ils les mettaient dans une barrique sans fond et ils les écrasaient avec un rond de bois au bout d’un manche. Ils écrasaient ça comme il faut pour faire la pâtée pour les porcs.
Ensuite, ils prenaient cette pâtée, ils mettaient ça dans un chaudron et ils y mélangeaient de la farine. Ils mélangeaient, ils pétrissaient tout ça et ils le donnaient au porc pour l’engraisser. Et ils faisaient... Cette marmite, ce chaudron, ils la faisaient tous les deux jours.
Et avant d’y mettre les pommes de terre dedans, il fallait faire attention que ça ne soulève pas le cuivre parce que ça dégage du... Ils disaient ça : ça dégage du vert-de-gris. Parfois, avec un vieux chiffon et des cendres ils nettoyaient le chaudron, dedans, pour qu’il n’y ait pas de vert-de-gris, pour faire cuire, parce que le vert-de-gris pouvait empoisonner les porcs. »

Localisation

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