La cuècha de Sent-Joan

Collecté en 2000 Sur les Communes de Condom-d'Aubrac, Prades-d'Aubrac Voir sur la carte
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Introduction

Au masuc, pour améliorer l'ordinaire ou en cas de visite de la famille, on faisait la cuècha (l'aligot) ou le picaucèl appelé aussi trufada ou retortilhat.

Pour la Saint-Jean, le 24 juin, tous les masucs plantaient l'arbre de la Saint-Jean (aure de Sent-Joan) et les hommes mangeaient una cuècha.

Dans les villages, on faisait un grand feu : lo radal ou radau.

Ce témoignage est illustré par un film aimablement prêté par André Valadier de La Terrisse.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

AMAT JOSEPH ET GUICHARD JEAN

né en 1917 à Born ; né en 1927 à Salgues.

Transcription

Occitan
Français
« Los que èran maridats, de còps, menavan la femna. Disián : “Ten, vendrem far un aligòt.” Alara portavan de vin, fasián quauques chaudèls e, naltres, pagàvem l'aligòt.
A mès si, naltres, fasiam de picaucèls. Lo picaucèl… Aimave mai lo picaucèl que non pas…
– Aquò èra qu'aquò èra pus lèu fach.
– Que non pas altrament.
Lo 24 de junh, totes los masucs fasián la cuècha de Sent-Joan. Anavan quèrre un aure, lo palavan, lo palavan bien e laissavan lo ramèl, amont, e lo plantavan pas luènh del masuc, empr'aquís, quoi. »
L'aligot de la Saint-Jean
« Ceux qui étaient mariés, parfois, ils amenaient leur femme. Ils disaient : “Tiens, nous viendrons faire un aligot.” Alors, ils portaient du vin, ils faisaient quelques gâteaux et, nous, nous offrions l’aligot. Ah mais si, nous, nous faisions des picaucèls. Le picaucèl... Je préférais le picaucèlplutôt que...
– C’est que c’était plus vite fait.
– Plutôt qu’autrement.
Le 24 juin, tous les masucs faisaient l’aligot de la Saint-Jean. Ils allaient chercher un arbre, ils l'écorçaient, ils l'écorçaient bien et ils laissaient la cime, en haut, et ils le plantaient pas loin du masuc, par là, quoi. »

Localisation

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