Première de couverture de MENUDOS TROBOS, d'Augusto Benazet, 1926

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Introduction

Première de couverture de MENUDOS TROBOS, d'Augusto Benazet (1868-1953), 1926

Auguste Bénazet (1868-1953)
Né à Villefranche de Rouergue (Vilafranca de Roergue).

Coiffeur. Majorai du félibrige (1935).
• Lou brave juge ou lou coucudage de Gradal, prousses carnabales (1904).
• Prèp del Clouquié (1905).
• Countes a Janet seguts dels dichs de Pierrou (1923).
• Menudos trobos (1926).
• Taritatous (1933).
• Passensio l’ainat (1933).
• Reberdassis (1953).

« Malheureusement, même si quelques auteurs villefranchois, tel Paulin Marty (1825-1898), s’essayèrent très tôt à l’écriture d’oc, il fallut attendre Auguste Bénazet (1868-1953) pour trouver enfin un véritable écrivain s’exprimant dans le parler du canton, sans doute le plus grand auteur occitan du Rouergue de la génération qui suivit celle de Bessou.
Exerçant, comme Jasmin, la profession de coiffeur, il publia plusieurs recueils de vers, textes en prose et pièces de théâtre, dignes d’être notés dans l’histoire littéraire d’oc : Prèp del Clouquiè (1905), Countes à Janet seguts dels dichs de Pierrou (1923), Menudos trobos (1926), Taritatous (1933) et Reberdassis (1953) (sans compter une revue en français et en langue d’oc Tout Villefranche y passera, datée de 1905). Après Bessou, chantre de la vie rustique, cet esprit sensible et malicieux jouissant d’un grand talent de conteur manifeste dans son œuvre, de façon originale et impertinente, l’esprit citadin, ce qui est rare dans les lettres occitanes, et plus particulièrement l’esprit du chef-lieu du Bas-Rouergue ; grâce à lui, des traditions rouergates purement urbaines ont pu être conservées. Ayant d’abord vécu durant 8 ans à Montmartre au milieu des poètes et chansonniers, il s’exprime avec un sens de l’humour qui lui est propre, usant même d’une ironie parfois sans concession à l’égard de sa ville natale à laquelle, cependant, il restera toujours très attaché. (C’est d’ailleurs lui qui rédigea l’hymne local Lo Bilofroncato). Cet écrivain d’esprit très villefranchois exercera une influence sur le jeune poète de langue française Francis Carco, future personnalité de la vie montmartroise .

Il exerçait sa profession de coiffeur, à Villefranche, dans une modeste boutique située au 52 rue de la République où il vendait par ailleurs des articles de pêche. Il attirait une nombreuse clientèle qui venait autant pour jouir du plaisir de l’entendre raconter des histoires savoureuses que par besoin de se faire coiffer ou raser, selon le témoignage du président Roger de Lestang qui nous a assuré avoir justement fréquenté le salon, même sans grande nécessité, lors de ses études, à l’occasion de ses séjours villefranchois. Il paraît qu’il ne fallait pas être pressé : si le client manifestait de l’impatience, il se voyait éventuellement menacé de la lame du rasoir sous la gorge par le coiffeur disert, mais autoritaire, qui lui intimait l’ordre de se taire immédiatement et de se tenir tranquille, à la grande hilarité générale. » (Patrice Lesueur, 2002)

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Première de couverture de MENUDOS TROBOS, d'Augusto Benazet, 1926
© Institut occitan de l'Aveyron

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