Procession, à Notre-Dame de Lez

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Introduction

Procession, à Notre-Dame de Lez

« Le lieu est mentionné dans le testament de Garsinde, comtesse de Toulouse (927). Elle donnait la terre à Saint-Géraud d’Aurillac. Selon la légende, la statue de la Vierge fut découverte dans un vieux châtaignier. L’édifice actuel fut construit en 1745 (date inscrite sur la clef de voûte à l’entrée du choeur) et restauré en 1837. Il renferme des statues du XVIIIe siècle : sainte Marthe et la Tarasque, Marie-Madeleine et la tête de mort, etc. Le cardinal Verdier consacra en 1920 une plaquette à ce sanctuaire marial, le plus célèbre du Barrez. » (Jean Delmas, 1996)

« L’année 1628 fut des plus malheureuses pour le Mur-de-Barrez. Les pauvres y étaient si nombreux qu’on craignait à tout instant mutineries et soulèvements. L’état social était en plein désarroi. On en trouve la preuve dans une délibération communale où il est dit à propos des murailles de la ville : “que s’il n’y est fait des réparations, la justice ne peut être exercée avec toute son autorité, causant la multitude des malfaiteurs qui, sous la faveur de cette contrée du tout vide et sauvage, comme il est notoire, et que cette ville est encore éloignée d’autre pour en recevoir assistance, commettront une infinité de ravages et voleries à l’avenir.” Pour comble d’infortune, la peste se déclara dans les faubourgs le 18 mars 1628, mais respecta la ville, ce qui n’empêcha pas les habitants de l’abandonner pour aller vivre sans presque aucun abri dans la campagne. On expulsa les pestiférés, qui furent contraints d’aller se loger sous des huttes dressées à leur intention aux Roques de Marcilhac et au quartier de Combelou. Plusieurs de leurs maisons furent livrées aux flammes par ordre de l’autorité ; et lorsqu’une personne atteinte du mal refusait de quitter son habitation, on savait bien l’y obliger en mettant le feu aux quatre coins de sa demeure. Il fut défendu aux gens du faubourg, sous peine d’être brûlés vifs, de se désaltérer aux fontaines du Théron et de Fomelle. La peste, qui ravagea cette année le reste du Rouergue et surtout Villefranche, ayant cessé au Mur-de-Barrez, il fut arrêté que les portes de la ville seraient rouvertes, et que lors de la réouverture de la grande porte “les messieurs du chapitre seraient priés de se vouloir disposer pour faire la procession générale, pour aller avec les habitants tant de ladite ville que des faubourgs à l’église Notre-Dame-de-Lez et suivant le vœu ci-devant fait par la ville, rendu grâces à Dieu de ce que par son moyen et miséricorde nous sommes été préservés de la maladie contagieuse”. » (Extrait de Lettres à mes neveux pour servir à l'histoire de l'arrondissement d'Espalion, par Henri Affre)

« La légende raconte qu’à une époque déterminée, de pauvres petits bergers trouvèrent en cet endroit, dans le creux d’un châtaignier, la statue que l’on possède encore. Après l’avoir pieusement vénérée, ces candides enfants jugèrent qu’elle serait mieux placée dans l’église de leur village ; ils l'emportèrent à Peyrat. A l’étonnement de tous, elle ne s’y trouva plus le lendemain matin ; les enfants, désolés, revinrent en toute hâte au châtaignier de Lez, ils l’y revirent encore. L’épreuve ayant été renouvelée plusieurs fois, il fut manifeste que Marie voulait être vénérée dans ce site solitaire et déverser là, sur ceux qui viendraient l’y prier, ses bénédictions, ses grâces, sa joie ! » (Extrait de Notice sur Notre-Dame de Lez, 1893)

Lo vòt de Nòstra-Dòna de Lés a Taussac

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Procession, à Notre-Dame de Lez
© TARRISSE Antonin (Thérondels)

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Procession, à Notre-Dame de Lez
© TARRISSE Antonin (Thérondels)

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