L'AVEYRON PITTORESQUE - 198. Orlhaguet - Une Partie de Quilles

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Introduction

L'AVEYRON PITTORESQUE - 198. Orlhaguet - Une Partie de Quilles

Les quilles à Vines - Las quilhas a Vinas

« Il y a neuf quilles qui se trouvent placées dans neuf trous qui s’approfondissent peu à peu tout au long de la saison : si, au début, il est difficile de les faire se maintenir debout, d’autant que le terrain n’est pas parfaitement plat, peu à peu leur équilibre se fortifie, si bien que le vent n’a plus de prise sur elles. Elles sont fort simples : un petit tronc d’arbre lisse d’une quarantaine de centimètres de haut taillé en pointe à la partie supérieure, comme un pain de sucre. Elles prennent place dans un carré : une à chaque coin, une à chacun des intervalles et enfin une au milieu. On les fait tomber en lançant une boule de bois très grosse à l’intérieur de laquelle trouve place la main du joueur : le pouce s’enfonce dans un trou cylindrique, les quatre autres doigts dans une fente rectangulaire. La boule ainsi bien en main, le joueur, placé à un endroit déterminé, la lance, de toutes ses forces et de toute son adresse sur le jeu des neuf quilles : il en tombe une, ou deux, ou beaucoup plus et alors on applaudit. Si la boule passe en dehors des neuf quilles, aucune ne tombe et le joueur entend des huées s’élever contre lui, non seulement par l’autre - ou les autres - joueurs, mais aussi par tous les gamins qui, à quelques mètres du jeu, jugent, admirent ou critiquent. Chaque quille “tombée” par chacun des joueurs est notée : celui qui arrive le premier à 36 est le gagnant et se retire du jeu s’il y a plusieurs joueurs. S’ils ne sont que deux, le “perdant” va “payer sa tournée” à l’auberge voisine : en général, “une chopine” de vin rouge. S’ils sont plusieurs, le jeu continue jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que “deux combattants”. Et ils remettent la revanche à une autre partie, au jour même ou au dimanche suivant.
C’est un jeu sain, qui a toujours lieu en plein air, qui développe l’adresse, l’appréciation des distances et fortifie muscles et poumons. (…)

A la base du Couderc (…), tous les dimanches de beau temps, s’organisent des jeux de quilles. Le groupe perdant va payer sa “tournée” à tous les joueurs et va essayer de prendre sa revanche si le jeu est libre, et ainsi de suite pendant les longues après-midi des dimanches d’été. » (Extrait de Mon village Vines vers 1900-1910, d'après Augustine Peyrefitte)

Orlhaguet, de Santa-Jurvèva

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L'AVEYRON PITTORESQUE - 198. Orlhaguet - Une Partie de Quilles
© MATHIEU Odette, GIZARD Denise

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