Fileuse de laine (fialaira) à la quenouille (conolha) et au fuseau (fuse) gardant des caprinés (cabras), à Vernolles, 1930

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Introduction

Fileuse de laine (fialaira) à la quenouille (conolha) et au fuseau (fuse) gardant des caprinés (cabras), à Vernolles, 1930

Marie Bes-Pigot.

« A Vines, il n’y a que Mme Chaudière dite “lo Moriono” qui “s’amuse”, peut-on-dire, à filer la quenouille. C’est une personne qui avait “fait fortune” à Paris, et qui s’était retirée à Vines après avoir acheté une belle propriété à l’entrée du village. Devenue veuve, elle a loué sa propriété à Gros dit “Moundet”. Ses enfants étant eux-mêmes “établis” à Paris, elle vit à Vines “en rentière” et elle file la quenouille pour “passer son temps”. (...) Ses outils : la quenouille et un fuseau. La laine bien blanche, très souple, est enfermée dans une sorte de poche à claire-voie formée d’un croisillon de deux branches de noisetier débarrassées de leur écorce ; un manche léger que “lo Moriono” soutient sous son bras gauche, telle est sa quenouille ; de la touffe de laine s’échappe un fil en relation avec un fuseau qui pend devant la fileuse. Celle-ci saisit le sommet du fuseau entre son pouce et son index droits et lui imprime un mouvement de rotation qui tord le fil. Quand le mouvement de rotation se termine, l’ouvrière entoure la partie du fil, tordue à son gré, autour du fuseau qui remonte ainsi vers la laine non filée. A ce moment, de sa main gauche elle étire une petite partie de la laine entre pouce et index gauches et forme ainsi un fil qu’elle arrive patiemment à égaliser contre son pouce et son index droits ; quand ce fil est assez long, elle met son fuseau en rotation, et ainsi de suite... » (Extrait de Mon village Vines vers 1900-1910, de Augustine Peyrefitte)
« La fileuse mettait une partie de la toison du mouton dans la quenouille. En tirant sur un brin elle arrivait à faire un fil continu. Pour la solidité de ce fil, il fallait le tordre. C’est pour cela qu’elle a à sa main droite un fuseau. Tous les 50 ou 60 cm de fil extrait de la toison, elle faisait tourner le fuseau comme une toupie, ce qui tordait le fil. Cette longueur tordue, elle l’enroulait autour du fuseau. Un petit crochet à la pointe supérieure du fuseau empêchait le fil de se détordre, et elle pouvait extraire une autre longueur, et ainsi de suite toute la veillée. » (Document Lucien Bras)

Vernhòuas de Santa-Jurvèva, 1930

Photo

Fileuse de laine (fialaira) à la quenouille (conolha) et au fuseau (fuse) gardant des caprinés (cabras), à Vernolles, 1930
© GIZARD Denise

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