Lo cròca-palha

Collecté en 1998 par IOA Sur la Commune de St-Chély-d'Aubrac Voir sur la carte
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Introduction

Dans les temps anciens, on battait (escodre) le grain à la latte (lata) d’origine celtique ou au fléau (flagèl) d’origine latine.

Les fermes disposaient en général d'une aire de battage pavée (sòl). Dans les villages, il y avait parfois un sol commun.

Les hommes actionnaient les fléaux et les femmes retournaient les épis (virar la solada). On ne battait pas au hasard, il fallait suivre des rythmes imposés.

Après, on ventait le grain au tarare (ventador, ventaire). Dans les temps anciens, on séparait le grain de ses poussières au vent, dans un tamis (curvèl).

La paille était transportée dans un drap appelé borràs.

Le grain était conservé dans des coffres au grenier.

Les premières machines, appelées cròca-palhas, étaient actionnées par des hommes ou par un manège de bœufs ou de juments. Vinrent ensuite les batteuses utilisant l’énergie produite par une machine à vapeur.

Ethnotexte

EMILE LEMOUZY

né en 1923 à Régaussou de Saint-Chély d'Aubrac.

Transcription

Occitan
Français
« Naltres, aviam un cròca-palha. Dins la caissa de fèrre, i aviá un batur que èra margat ambe de dents, de puas. Dessús, i aviá un acaptador que aviá maissas puas que se crosavan amb aquelas del batur. Per lo virar, aquel batur, pel costat i aviá una brava ròda e, a-n-aquela ròda, li aviá una ponhada. De l’altre costat i aviá pas qu’una simpla ponhada. Se metián a quatre, dos de cada costat, per lo virar. Una manivèla per cadun. A-n-aquela ròda, i aviá un engrenatge que virava lo batur. Aquò donava de tiratge quand la palha passava. »

Pas de traduction pour le moment.

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