Las banas

Collecté en 2000 Sur la Commune de Soulages-Bonneval Voir sur la carte
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Introduction

Un bon bœuf se devait d'avoir des cornes bien formées. Il s'agissait plus d'un impératif pratique qu'esthétique. En effet, en ayant une morphologie “normale”, la bête pourrait porter un joug qui n'aurait pas besoin d'être retouché.

Raymond nous présente deux instruments. L'un guidait la formation des cornes des jeunes taureaux, l'autre permettait la consolidation d'une corne déchaussée.

Quand un bœuf avait les cornes en avant, on l'appelait Baisson (“Baïssou”). Un animal dont les cornes n'étaient pas harmonieuses était baptisé Banèl. Il en était de même pour les vaches : Baissona et Banèla.

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© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

Raymond CAPOULADE

né en 1943 à La Cristilie de Soulages.

Transcription

Occitan
Français
« La valor d'un buòu dependiá de sas banas. S'èra banèu, se la bana se metiá a pinjar d'un costat, aquò anava pas. Alara metián aquò sul borret. Lo gardava tot l'ivèrn e sarravan, vesètz cossí vissavan, sarravan e la bana possava aquí. Alara metián de taquets per que la bana sia(g)a bien banada. Aquí aviatz la valor d'un animal : lo buòu bien banat.
De còps, les buòus se batián, o las vacas, e la bana se descalçava, c'est-à-direque la bana se metiá a bolegar. E, quand la bana bolegava, se jamai èra venguda a tombar, e ben la valor del buòu valiá pas res plus. Alara i metián aquò. I metián aquò e lo sarravan ambe dels erams, bien sarradas. Lo gardavan pendent dos meses e la bana se tornava consolidar e coma aquò la bana bolegava pas plus e lo buòu aviá totjorn sa valor. »
Les cornes
« La valeur d’un bœuf dépendait de ses cornes. S’il une corne faisait défaut, si la corne se mettait à pencher d’un côté, ça n’allait pas. Alors, ils mettaient ça sur le bourret. Il le gardait tout l’hiver et ils serraient, vous voyez comment ils vissaient, ils serraient et la corne poussait là. Alors, ils mettaient des taquets pour que la corne pousse bien. Là vous aviez la valeur d’un animal : le bœuf avec de belles cornes.
Parfois, les bœufs se battaient, ou les vaches, et la corne se déchaussait, c’est-à-dire que la corne se mettait à bouger. Et, quand la corne bougeait, si jamais elle était tombée, le bœuf ne valait plus rien. Alors, ils y mettaient ça. Ils y mettaient ça et ils le serraient avec des fils de fer, bien serrées. Ils le gardaient pendant deux mois et la corne se consolidait et comme ça la corne ne bougeait plus et le bœuf avait toujours sa valeur. »

Localisation

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