Vue générale

Collecté en 2010 Sur la Commune de Rignac Voir sur la carte
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Introduction

Vue générale, 2010

Les historiens actuels voient dans la viguerie la persistance, liée aux conditions géographiques, de structures antiques multifonctionnelles regroupant, en un ou plusieurs points, les fonctions judiciaires, administratives, religieuses (église publique), militaires (forts) et économiques (production). Il y aurait eu ainsi, dans certains cas, une continuité du “vicus” antique et du “vie” mérovingien, jusqu’à la viguerie (vigariá).

Environ 25 vies d’origine gallo-romaine ou mérovingienne ont été identifiés en Rouergue. Parmi les chefs-lieux de communes qui sont d’anciens vics (“vici”) on trouve : Aguessac (Agassac), Brommat (Brocmat), Camarès (Lo Pont de Camarés), Capdenac (Capdenac), Clairvaux d'Aveyron (Claravals), Conques (Concas), Espalion (Espaliu), Golinhac (Golinhac), Millau (Milhau), Nant (Nant), Rignac (Rinhac), Saint-Affrique (Sant-Africa), Saint-Santin (Sant-Antin), Saint-Saturnin de Lenne (Sant-Adornin de Lenna).

« L'abbaye de Conques eut assez tôt des biens dans la paroisse de Rignac, sur l'étang et sur les moulins (vers 1007). En 1051, Alquier, qui voulait donner l'église à l'abbaye, dut y renoncer à cause de l'opposition de Géraud et Humbert de Belcastel, coseigneurs de Rignac, et l'offrit à la cathédrale de Rodez (le 6 avril). Mais à la suite d'une démarche de l'abbé de Conques, ils acceptèrent la donation à Conques et y ajoutèrent deux mas qui leur appartenaient. L'église romane de Saint-Pierre s'effondra en 1285, ainsi que put le constater l'archevêque de Bourges, lors de sa visite pastorale l'année suivante. On reconstruisit l’édifice peut-être deux fois : le clocher fut construit après 1418 et l'église ne fut consacrée que vers 1460. L'abbé Boutonnet, curé de Rignac (1836-1851), devint évêque de Basse-Terre en 1862.
Rignac était chef-lieu d'une viguerie à l'époque carolingienne. Sa position à la limite du Causse et du Ségala explique peut-être son ancienne importance comme lieu de marché. La seigneurie appartenait aux comtes de Rodez, qui y possédaient un château. Les Berti, seigneurs de la Pradelle, en étaient coseigneurs. Le comte d'Armagnac, comte de Rodez, vint à Rignac le 3 décembre 1383. Les Etats du Rouergue s'y réunirent plusieurs fois au cours du XIVe siècle. En 1473, Louis XI, qui avait confisqué les biens des Armagnac, donna Rignac à Imbert de Batarnay qui l'échangea deux ans plus tard avec Béraud de Murat, seigneur de L'Estang (de Goutrens) contre Morestel en Dauphiné. Au XVIe siècle, les Cassagne-Beaufort et les Buisson-Bournazel furent coseigneurs de Rignac.
Les comtes de Rodez possédaient donc un château à Rignac. Ils y avaient un capitaine et un juge. Ils percevaient un péage au pont de la Monnaie. Le bourg fut entouré très tôt de remparts : il est fait mention de fossés en 1247. Les murs furent réparés en 1571. En 1590, les protestants essayèrent de s'en emparer par surprise, mais ils furent repoussés par le capitaine Durieu.
La paix favorisa le commerce : les foires étaient importantes sous l'Ancien Régime. On trouvait dans le bourg et aux environs quelques activités artisanales : bonneterie, chapellerie et petite tannerie. Rignac avait, au XVIIe siècle, un grenier à sel. » (Jean Delmas, 1991)

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