A Tolosa cal anar...

Collecté en 2000 par IOA Sur la Commune de Rignac Voir sur la carte
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Introduction

On appelle molinièiras les chansons mettant en scène les meuniers. Ces chansons sur les moulins, les meuniers (molinièrs) et les meunières (molinièiras) ont toujours un contenu équivoque.

Celle-ci, appelée aussi "Cançon del rodet" et attestée dans la plupart des pays rouergats, est ici interprétée accompagnée de gestes imitant le mouvement des meules (mòlas) en faisant tourner une assiette sur la pointe d'un laguiole, à l'aide d'un torchon. Vers Naucelle, on la chante en tapant le fond d'un verre sur la table en un mouvement circulaire.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

ADRIEN GARRIC

né en 1933 à Rignac.

Transcription

Occitan
Français
« A Tolosa cal anar,
Lo Bon Diu me'n dòne un bon voiatge. (bis)

En fasquent aquel voiatge,
Rencontrère un molin de vent,
Aquí se ganha de l’argent. (bis)

Dins aquel molin de vent,
I a una galharda molinièira. (bis)

“Di(g)atz-me vos, la molinièira,
Voldriatz pas logar un vailet,
Per far rodar lo rodet ? (bis)

– Quand ieu lo(gu)e un vailet,
Ieu lo lo(gu)e a ma mòda. (bis)

Me fricassa, me petassa,
Met lo blat dins la palhassa,
Me fa rodar lo rodet,
Aquí as un brave vailet.” (bis)

M’invitèron a dinnar,
A manjar una pola grassa. (bis)

“En mangent la pola grassa,
Ne biurem quauquas tassadas,
D’aquel temps lo vent vendrà,
E lo rodet rodarà.” (bis)

Aquela cançon l'aviái apresa per un retretat, un òme qu'èra nascut a Rinhac, èra partit a París e quand tornèt a la retraite arribèt amb aquela cançon e l'ai trapada coma aquò dins los banquets o dins las seradas que passàvem ensemble.
Cal prene l'assieta, la centrar, la metre plan pel mièg, que tengue sul cotèl. Li cal far téner l'equilibre un briat. Aquò's un laguiòla, ambe lo poençon. A… ieu fau coma aquò, benlèu n'i a maites que fan autrament, sai pas… »
Il faut aller à Toulouse…
« Il faut aller à Toulouse,
Le Bon Dieu me donne bon voyage. (bis)

En faisant ce voyage,
Je rencontrai un moulin à vent,
Là, on y gagne de l’argent. (bis)

Dans ce moulin à vent,
Il y a une gaillarde meunière. (bis)

“Dites-moi, meunière,
Ne voudriez-vous pas embaucher un domestique,
Pour faire tourner la roue du moulin ? (bis)

– Quand j’embauche un domestique,
Je l’embauche à ma mode. (bis)

Il fait la fricassée, il raccommode,
Il met le blé dans la corbeille,
Il fait tourner la roue du moulin,
Voilà un bon domestique.” (bis)

Ils m’invitèrent à déjeuner,
À manger une poule grasse. (bis)

“En mangeant la poule grasse,
Nous boirons quelques verres,
Pendant ce temps le vent viendra,
Et la roue du moulin tournera.” (bis)

Cette chanson, je l'avais apprise auprès d'un retraité, un homme qui était né à Rignac, il était parti à Paris et quand il revint pour la retraite il arriva avec cette chanson et je l'ai apprise comme ça dans les banquets ou dans les soirées que nous passions ensemble.
Il faut prendre l'assiette, la centrer, la mettre bien au milieu, qu'elle tienne sur le couteau. Il faut lui faire tenir l'équilibre un peu. C'est un laguiole, avec le poinçon. Ah… moi je fais comme ça, peut-être il y en a d'autres qui font autrement, je ne sais pas… »

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