Lo tropèl d'abelhas

Collecté en 1999 par IOA Sur la Commune de Rebourguil Voir sur la carte
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Introduction

Les chants satiriques ironisant sur des institutions et les parodies du sacré sont calqués sur des matrices issues de la liturgie. Marie Rouanet avait déjà collecté ce texte auprès de Raphaël Maurel. Elle le publia en 1983 dans "Le troupeau d'abeilles" (CIDO) en précisant qu'il était dit sur l'air des "Lamentations de Jérémie", prière construite sur l'alphabet hébreu et récitée lors de l'office des ténêbres le jeudi saint.

Il semblerait que le terme d'oelhas, désignant les brebis et peu fréquent en Rouergue, ait été remplacé par celui d'abelhas (abeilles). Ce mot oelhas a donné ouailles en français.

Son

RAPHAËL MAUREL

né en 1913 à Rebourguil.

Transcription

Occitan
Français
« Quand èri pichon,
E que n’èri pas grand,
M’envoièron anar gardar un tropèl d’abelhas.
Las anèri gardar,
E lo seras quand dintrèri vegèri que me’n mancava una.
L’anèri cercar,
E trapèri sèt lops que me la manjavan.
Los tuèri,
E ne fasquèri un chaval de borra blanca.
I montèri dessús,
E vegèri los pastres de Jerusalèm,
Que fasián de burre e de fromatges. »
Le troupeau d’abeilles
« Quand j’étais petit,
Et que je n’étais pas grand,
Ils m’envoyèrent garder un troupeau d’abeilles.
J’allai les garder,
Et le soir quand je rentrai je vis qu’il m’en manquait une.
J’allai la chercher,
Et je trouvai sept loups qui me la mangeaient.
Je les tuai,
Et j’en fis un cheval à robe blanche.
J’y montai dessus,
Et je vis les bergers de Jérusalem,
Qui faisaient du beurre et des fromages. »
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