Los trabalhs collectius

Collecté en 2000 Sur les Communes de Montsalès, Ols-et-Rinhodes, Villefranche-de-Rouergue Voir sur la carte
J'apporte des précisions ou
je demande la traduction >

Introduction

Avant la mécanisation des exploitations agricoles l'entraide était de mise pour les travaux urgents, longs ou pénibles (fòire la vinha, missonar, escodre, vendenhar…) et les moments de convivialité étaient fréquents.

On travaillait a torna-temps, c'est-à-dire en rendant le temps de travail aux personnes qui étaient venues nous aider.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

PAULIN BELVÈZE

né en 1931 à Montsalès.

Transcription

Occitan
Français
« Lo monde d'a Òls, Cantaloba, Solèri, Isaí, Gratussa, tot aquel monde avián de vinhas aicí pels travèrses d'a Montsalés. Mès i aviá un inconvenient : la caliá fòire. S'i podiá pas laurar. Èran raras las vinhas que se lauravan. N'i aviá ben quauqu'unses qu'èran utilhats mès bon…
E lo monde passavan lo temps coma aquò.
Fosiam pendent un mes, un mes e mèg. Anàvem a la jornada, ganhàvem la crosta. Lo monde te pagavan pas. Èrem contents. Res que per manjar la sopa e far los piòts. Nos amusàvem en trabalhent. E duèi, en trabalhent, an pas lo temps de s'amusar. A l'epòca, lo fasiam.
E, quand escodiam, èra pareil. Missonàvem, escodiam, vendenhàvem… Cada ser, cada ser, i aviá trenta cubadas de vendénha. Un darrèr l'autre. »
Le travail collectif
« Les gens d'Ols, Cantaloube, Soléry, Izays, Gratusse, tous ces gens avaient des vignes ici sur les coteaux de Montsalès. Mais il y avait un inconvénient : il fallait la piocher. On ne pouvait pas labourer. Les vignes qui se labouraient étaient rares. Il y en avait bien quelques-uns qui étaient outillés mais bon…
Et les gens passaient le temps comme ça.
Nous piochions pendant un mois, un mois et demi. Nous travaillions à la journée, nous gagnions le repas. Les gens ne te payaient pas. Nous étions contents. Rien que pour manger et faire les imbéciles. Nous nous amusions en travaillant. Et aujourd'hui, en travaillant, ils n'ont pas le temps de s'amuser. À l'époque, nous le faisions.
Et, quand nous battions, c'était pareil. Nous moissonnions, nous battions, nous vendangions… Chaque soir, chaque soir, il y avait trente cuvées de vendange. Un après l'autre. »

Localisation

Vous aimerez aussi...

En cours de chargement...