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Introduction

Les trèvas sont des revenants qui se manifestaient de diverses manières afin de contraindre les héritiers à faire dire des messes pour le repos de l'âme du défunt. Cette croyance était très répandue jusqu'au début du XXe siècle. Des plaisantins pouvaient en jouer.

Dans le récit de Roger, c'est le sacristain qui faisait la trèva auprès des mécréants de sa paroisse. Il fut démasqué par un habitant plus courageux que les autres qui le corrigea. Ce récit de l'arroseur arrosé est très répandu. Nous l'avons collecté à de nombreuses reprises en Aveyron. Parfois, la fausse trèva ne survit pas à ses blessures.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

Roger ALDEBERT

né en 1917 à Saint-Côme d'Olt

Transcription

Occitan
Français
« Lo sacristènh. Lo sacristènh anava se rotlar dins la pluma. Se ongiá de mièl e s'anava rotlar dins la pluma e pièi anava far paur al monde, atal, aquelses que venián pas a la messa. Aquò èra lo sacristènh que fasiá aquò. Alara, n'i a un qu'agèt pas… Aviá pas paur e aquò fa que li te fotèt un còp de baston pièi, aprèssa, sachèron que lo sacristènh aviá atapat mal, qu'èra malaute. Atal sachèron qu'aquò èra lo sacristènh que fasiá lo… que veniá far la trèva. »
Les faux revenants
« Le sacristain. Le sacristain allait se rouler dans les plumes. Il s’enduisait de miel et il allait se rouler dans les plumes et puis il allait faire peur aux gens, comme ça, ceux qui ne venaient pas à la messe. C’était le sacristain qui faisait ça. Alors, il y en a un qui n’a pas eu... Il n’avait pas peur et ça fait qu’il lui a foutu un coup de bâton puis, ensuite, ils ont su que le sacristain avait attrapé mal, qu’il était malade. Ainsi ils ont su que c’était le sacristain qui faisait le... qui venait faire le revenant. »

Localisation

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