La quista del campanièr

Collecté en 1999 Sur la Commune de Montpeyroux Voir sur la carte
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Introduction

Dans chaque paroisse, une personne s'occupait de la sonnerie des cloches : lo campanièr ou la campanièira si c'était une femme. En plus des offices, le campanièr devait sonner l'angélus et remplir sa fonction en cas de décès dans la paroisse (glas et enterrement) ainsi que les jours de mariage et de baptême. Dans certaines paroisses on sonnait également les calendes pour Noël.

Bénévole, il était rémunéré par des dons en nature lors d’une ou de plusieurs quêtes annuelles.

L'électrification des cloches, dans la seconde moitié du XXe siècle, mit fin à cette charge.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

Lucien et Emilie ANGLADE

né en 1912 à Montpeyroux ; née Hibert en 1913 à Saint-Rémy de Montpeyroux.

Transcription

Occitan
Français
« I aviá un campanièr dins lo vilatge. Aquò èra, en general, una persona vièlha. Ieu o ai fach atanben. Quand lo campanièr mori(gu)èt, coma ère lo pus pròche del cloquièr, o me fa(gu)èron far. O ai fach sèt o uèch ans.
De puslèu, se passava sustot dins las pichòtas campanhas, lo campanièr passava dins les ostaus per ramassar quicòm : n’i aviá que donavan un bocin de blat, n’i aviá que donavan un bocin de lard, donavan plusieurs causas pel campanièr.
Ieu me rapèle per çò que ieu soi pas d’aquela parròquia, soi de la parròquia del Tesc, e ben, aval, la campanièira passava cad'ans. Aquelses que li donavan pas res, aquò li fasiá pas res. Mès, en general, tot lo monde donavan quicòm. »
La quête du sonneur
« Il y avait un sonneur dans le village. En général, c’était une personne âgée. Je l’ai fait aussi. Quand le sonneur mourut, comme j’étais le plus proche du clocher, ils me le firent faire. Je l’ai fait sept ou huit ans.
Autrefois, ça se passait surtout dans les petites campagnes, le sonneur passait dans les maisons pour ramasser quelque chose : certains donnaient un peu de blé, certains donnaient un peu de lard, ils donnaient plusieurs choses pour le sonneur.
Je me rappelle, parce que je ne suis pas de cette paroisse, je suis de la paroisse de Tesq, eh bien, là-bas, la sonneuse passait tous les ans. Ceux qui ne lui donnaient rien, ça ne lui faisait rien. Mais, en général, tout le monde donnait quelque chose. »

Localisation

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