Labour (laur) avec une charrue Dombasle et deux paires de bovidés (parelhs, prodèl) devant une chapelle (capèla) et une gare (gara), 1897

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Introduction

Labour (laur) avec une charrue Dombasle et deux paires de bovidés (parelhs, prodèl) devant une chapelle (capèla) et une gare (gara), 1897

Famille Roux

« Les efforts que demandaient la Dombasle aux attelages n’avaient pas de points communs avec l’araire. Une paire de vaches attelée à l’araire se promenait sur les guérets (rappelez-vous l’attelage au Berlicou : sa sœur associée avec sa vache !), tandis que la Dombasle éprouvait mieux les paires de bœufs. Et cet inconvénient fit hésiter longtemps nos cultivateurs. On tourna l’obstacle en labourant dans le sens de la pente, à rego perdudo, et uniquement en descendant. On ne laboura en va et vient qu’en terrain plat. (...) Le fermier de Laubal, Fourquié, homme d’expérience s’il en fut, consentit bien à adopter la Dombasle parce qu’il possédait les plus forts attelages de la commune, mais il ne permettait le labour qu’à la descente, et il coupait en trois tronçons son grand champ de l’Adret, qui, entre la route et le ruisseau du Mejanet, ne dépasse pas trois cents mètres. Faire tracer à une Dombasle une ligne continue de plus de cent mètres sans laisser souffler les bœufs lui apparaissait dangereux. (…)
En ce qui concerne Lunac, la première Dombasle arriva chez Moly à Loupias en 1862. On alla la chercher à Lescure. » (Extrait de Le Bas-Ségala, Lunac, de Paul Moly)

Dès la première moitié du XIXe siècle (vers 1840), Amans de Rodat se fit le promoteur de la nouvelle charrue Dombasle ou Rouville. Cette charrue à versoir se répand en Rouergue sous le Second Empire (vers 1860). Appelée dombasla, bombara, drechièira lorsque le versoir était orienté à droite, carruga ou charruga, elle ne comportait pas d’avant-train, mais elle était dotée d’un coutre ouvrant la terre, d’un soc asymétrique à versoir (plata), de deux mancherons et d’un timon court. On labourait à « rega perduda » car le versoir n’était pas réversible. Cette charrue est restée en usage dans les petites exploitations qui n’avaient qu’une paire de vaches jusqu’au milieu du XXe siècle.
Lorsqu’on labourait avec la charrue Dombasle, immobilisant les deux mains, il y avait parfois quelqu’un qui passait devant pour guider l’attelage, « per apelar ».
Pour enlever la terre qui collait au soc de la charrue, on utilisait une curette (alsit, landíl, gorgossat) placée à l’une des extrémités du grand aiguillon (agulhada, gulhada).

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 Labour (laur) avec une charrue Dombasle et deux paires de bovidés (parelhs, prodèl) devant une chapelle (capèla) et une gare (gara), 1897
© POUX Roger

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 Labour (laur) avec une charrue Dombasle et deux paires de bovidés (parelhs, prodèl) devant une chapelle (capèla) et une gare (gara), 1897
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