Marquisa del fauborg

Collecté en 1997 Sur les Communes de Marnhagues-et-Latour, Sévérac-le-Château Voir sur la carte
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Introduction

Lorsqu'un veuf (viuse) ou une veuve (viusa) se remariait, on organisait de bruyants charivaris (caravalins, carvalins, carivaris…) qui sont encore dans les mémoires.

Cette tradition offensante avait pour but de faire entendre le désaccord supposé du défunt ou de la défunte.

Des chansons étaient écrites pour la circonstance.

L'informateur précise que Marquisa est le nom d'une chienne (canha).

Son

VICTOR (VICTORIN) ALAUZET

né en 1919 au Moulin de La Calçade de Sévérac.

Transcription

Occitan
Français
« Se ne siás econòma,
Ne metràs a profit,
La cira que ne tòmba,
D’aquel morre rafit.

Ne faràs de candelas,
N’auràs per t’illuminar,
E las qu’auràs de rèsta,
Seràn per l’entarrar.

Marquisa del fauborg,
As un pauc tròp de lenga,
La li farem passar,
A-n-aquela brava femna.

Qual sap de que rodava,
Ièr ser après sopar ?
Aquela granda garça,
Nos veniá escotar ! »
Marquise du faubourg
« Si tu es économe,
Tu en mettras à profit,
La cire qui tombe,
De ce museau fripé.

Tu en feras des chandelles,
Tu en auras pour t'illuminer,
Et celle que tu auras en plus,
Seront pour l'enterrer.


Marquise du faubourg,
Tu as un peu trop de langue,
Nous la lui ferons passer,
À cette brave femme.

Qui sait pourquoi elle rôdait,
Hier soir après souper ?
Cette grande garce,
Devait nous écouter ! »
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