Lo patoès

Collecté en 2000 Sur les Communes de Laissac, St-Laurent-d'Olt Voir sur la carte
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Introduction

A l'école, les enfants étaient punis quand ils parlaient leur langue maternelle, l'occitan. On leur suspendait un sabot autour du cou pour les humilier. L'autre méthode très efficace était celle du sinhal. Quand un enfant parlait occitan, le maître lui donnait un objet en bois appelé sinhal. Celui qui détenait le sinhal en fin de journée était puni. Pour se débarrasser de cet objet, les écoliers devaient dénoncer l'un de leur camarade qui s'était exprimé dans la langue interdite.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

CASES EMILE ET RISPAIL JOSEPH

né en 1932 à Laissac ; né en 1918 à Saint-Laurent d'Olt.

Transcription

Occitan
Français
« Me rapèle, ieu, a l'escòla, aicís, cossí s'apelava ?
A Jumèls. Èra a Jumèls e, un matin, arribèt en retard a l'escòla.
Lo mèstre li di(gu)èt :
“Te vòle pas punir se me dises d'end venes e de qu'as fach, en francés. Lo te cal me dire en francés.”
Estripèt un pauc la casqueta, aquí, pièi tot d'un còp se lancèt. I ditz :
“Monsieur le maître, je m'excuse mais il m'a fallu rester à la maison parce que laèga elle a pouliné.” »
Le patois
« Je me rappelle, moi, à l'école, ici, comment s'appelait-il ?
À Jumels. Il était à Jumels et, un matin, il arriva en retard à l'école.
Le maître lui dit :
“Je ne veux pas te punir si tu me dis d'où tu viens et ce que tu as fait, en français. Il faut que tu me le dises en français.”
Il chiffonna un peu sa casquette, là, puis tout à coup il se lança. Il lui dit :
“Monsieur le maître, je m'excuse mais il m'a fallu rester à la maison parce que la jument a pouliné.” »

Localisation

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