Lo curat

Collecté en 2001 par IOA Sur la Commune de Laguiole Voir sur la carte
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Introduction

Les trèvas ou trèves sont des revenants qui se manifestaient de diverses manières afin de contraindre les héritiers à faire dire des messes pour le repos de l'âme du défunt.

Cette croyance était très répandue jusqu'au début du XXe siècle.

Pour faire cesser ces phénomènes, on faisait appel au curé.

La tradition orale rapporte que les croix implantées dans les campagnes et la sonnerie de l'angélus chassaient les trèvas.

En Rouergue septentrional, la référence aux trèvas a quasiment disparu de la tradition orale, sans doute sous l’influence du positivisme de l’émigration parisienne. On trouve surtout des récits démystificateurs relatifs aux fausses trèvas. Le clergé était même parfois accusé d'alimenter les peurs.

Ethnotexte

Simon et Jeanine GERMILLAC

né en 1935 à Laguiole, décédé en 2022 ; née en 1938 à Laguiole.

Transcription

Occitan
Français
« La nuèch, totjorn las vacas èran destacadas, aquò fasiá de bruch. Lo pensaire ni podiá pas pus. Un ser, di(gu)èt :
“Vau prene un baston de drelhièr e esperarai darriès la pòrta !”
Dins la nuèch, un òme arribèt, tot vestit de blanc coma una trèva. Lo pensaire li te fotèt aquò sul cap… regde per l’estable.
Mès, se trobèt que aquò èra lo curat… Entarrèron lo curat mès lo pensaire anèt pas en prison, aviá liquidat la trèva del país ! »

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