La venda de las formas

Collecté en 2000 Sur les Communes de Laguiole, St-Chély-d'Aubrac, St-Geniez-d'Olt Voir sur la carte
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Introduction

On vendait quelques fourmes à mièja-cabanada, c'est-à-dire quand la cave commençait à se remplir, à mi-saison, mais le gros de la vente se faisait l'automne.

Certains marchands louaient des chambres dans les hôtels d'Aubrac pour entreposer leurs fourmes jusqu'au mois de mars suivant.

Des familles (Long à Laguiole, Cenraud à Saint-Chély, Miquel à Saint-Geniez) s'étaient spécialisées dans ce commerce.

Des échanges commerciaux fromatge-vin avaient lieu avec le Midi.

Ce témoignage est illustré par un film tourné par l'abbé Emile Bonnaterre dans les années 1955-60.

Vidéo

© Amic BEDEL, Emile BONNATERRE - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

PIERRE NIEL

né en 1932 à Aulos de Saint-Chély.

Transcription

Occitan
Français
« A ben lo fromatge, i aviá dos sistèmas un pauc.
I aviá… D'abòrd i aviá de merchands de fromatge dins la region que crompavan lo fromatge a mièja-sason, dejà. Quand las cavas començavan de s'escaufar, que disiam, se vendiá qualquas pèças, mitat cabanada. E pièi l'altra partida se vendiá l'auton o alara d'unses còps assajavan de poire ganhar quaranta sòus de mai e lo metián a-z-Aubrac. Lo laissavan dins los òtels d'Aubrac. Aquí, i demorava una partida de l'ivèrn e se vendiá pas qu'enlai lo mes de març.
E ara, dins maitas montanhas se fasiá la venda dirècta, la toma, amai qualquas formas, o a París, o dins la region, a l'alimentacion, a de merchands de… Vendián de macarònis, vendián lo fromatge e vendián la toma, voilà tot, e de burre. Mès aquò d'aquí aquò èra rare. »
La vente des fourmes
« Eh bien, le fromage, il y avait deux systèmes.
Il y avait... D’abord il y avait des marchands de fromage dans la région qui achetaient le fromage à mi-saison, déjà. Quand les caves commençaient à s’échauffer, comme on disait, on vendait quelques pièces, à mi-cave. Et puis l’autre partie était vendue l’automne ou alors parfois ils essayaient de pouvoir gagner quarante sous de plus et ils le mettaient à Aubrac. Ils les laissaient dans les hôtels d’Aubrac. Là, il y restait une partie de l’hiver et on ne le vendait qu’au mois de mars par là-bas.
Et par contre, dans d’autres montagnes on faisait la vente directe, la tome, et même quelques fourmes, ou à Paris, ou dans la région, à l’alimentation, à des marchands de... Ils vendaient des macaronis, ils vendaient le fromage et ils vendaient la tome, voilà tout, et du beurre. Mais ça c’était rare. »

Localisation

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