Virar las capelinas

Collecté en 2002 Sur la Commune de La Rouquette Voir sur la carte
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Introduction

Dans tous les pays et à toutes les époques, les jeteurs de sorts et autres emmascaires, sorcelors, empatufaires ou devinhaires ont fait partie de la sociabilité locale.

Il existait plusieurs techniques pour se protéger des sorciers : porter un vêtement à l'envers, faire cuire des clous, frapper un mannequin représentant le jeteur de sorts, réciter une formule, porter plusieurs couvre-chefs à la fois…

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

Roger BOUTONNET

né en 1928 à La Viuselle de La Rouquette.

Transcription

Occitan
Français
« Los que i cresián, cresi qu’èran ensorcièirats. Los que i cresián pas èran mens ensorcièirats.
Mès pareis que n’i aviá una que, quand anava lavar la bu(g)ada, èra ensorcièirada, sai pas qué… Lo linge èra pas pròpre o coma aquò… E menava un parelh de buòus o un parelh de vacas e pareis que li fotiá… Virava las capelinas que portavan los buòus un còp èra, las virava a la revèrs e fotiá a còps de baston e pareis que la femna, la qu'aviá ensorcièirat èra tornada mascada. Aquò’s de contes, de contes que ieu i cresi pas. »
« Ceux qui y croyaient, je crois qu’ils étaient ensorcelés. Ceux qui n’y croyaient pas étaient moins ensorcelés.
Mais il paraît qu’il y en avait une qui, quand elle allait laver sa lessive, était ensorcelée, je ne sais pas quoi... Le linge n’était pas propre ou quelque chose comme ça... Et elle conduisait une paire de bœufs ou une paire de vaches et il paraît qu’elle foutait… Elle retournait les capelines que portaient les bœufs autrefois, elle les retournait à l’envers et elle y mettait des coups de bâton et il paraît que la femme, celle qui avait ensorcelé, était à son tour ensorcelée.
Ce sont des contes, des contes auxquels je ne crois pas, moi. »

Localisation

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