Las dalhes e los codièrs
Introduction
En pays d’élevage aux hivers longs, la provision de foin était essentielle et mobilisait toutes les énergies pendant l’été. On embauchait parfois des équipes (còlas) de faucheurs (segaires).
Le terme de segaires désigne ici les faucheurs (dalhaires) alors qu'il peut désigner ailleurs les moissonneurs.
La superbe “Cançon de las sègas” dans laquelle l’abbé Justin Bessou (1845-1918) évoque les segaires segalins illustre l’importance de cette activité dès la fin du XIXe siècle.
L’aiguisage de la faux (picar la dalha) nécessitait du matériel spécialisé et un certain savoir-faire. Les faucheurs portaient leur pierre à aiguiser (cot) à la ceinture, dans un étui en bois (codièr) souvent rempli d’eau vinaigrée.
Les premières faucheuses arrivèrent aux alentours de la Guerre de 14 et les ouvriers agricoles ne virent pas arriver ces machines d’un très bon œil.
Ethnotexte
Jean-Claude ROUZIÈS
né en 1932 à Morlhon.
Transcription
Occitan
Français
Dins lo codièr, metián d’ai(g)a ambe de vinagre. Aquò fasiá tirar la cot. »
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