Adondar

Collecté en 2000 Sur les Communes de Graissac, Laguiole Voir sur la carte
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Introduction

En occitan rouergat, dresser se dit dondar ou adondar.

On commençait par joindre un jeune bœuf avec un bœuf plus expérimenté, tous deux attachés à la crèche dans l'étable. On les sortait ensuite pour les habituer à des travaux de plus en plus techniques. Le dressage des bœufs pour le travail était d'un bon rapport financier.

Ce témoignage est illustré par un film tourné par Jean-Pierre Viguier de Campouriez.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

PAUL MATHIEU

né en 1922 à Bernac de Graissac.

Transcription

Occitan
Français
« Metiam un buòu d'un certen atge, qu'aviam, de quatre o cinc ans, i metiam un buòu de tres ans. Començàvem de lor metre lo jo sul cap a la gréchia pendent un parelh de jorns. Lor metiam lo jo per exemple a dètz oras lo matin e les desjongiam pas que… les lachàvem pas que a quatre oras per les far manjar. Alara se remenavan, s'ajaçavan.
Après, al bot de dos o tres jorns, les sortiam per la cort, lo buòu e aquel jove e, al debut, i aviá quauques salts, i aviá quauques… mès aquò se dondava de suita.
Après, les preniam amb un fais enlai de bròcas, far rabalar la cleda, qu'apelàvem, per vojar lo fems, de pichòts trabalhs apr'aquí, per les aprendre a marchar.
Après les metiam al tombarèl, après al carri. Caliá sègre totes les estadis.
Alara aquò èra tot a fèt facile… E a l'epòca, aquò pagava. Arribàvem… Ni dressàvem quatre o cinc parelhs cad'ans. Aquò èra la melhora venta de l'epòca, quoi,de l'annada, quand vendiam de buòus. Uèi… I aviá la venta, pus tard, aquò èra la venta dels doblons que fasiá una valor. Ara aquò s'es mai dispersat. I a… Se fa de ventas tota l'annada mès aquò's pas plus las mèmas ventas, aquò's pas plus lo mème trabalh que fasiam a-n-aquela epòca. »
Dresser
« Nous mettions un bœuf d’un certain âge, que nous avions, de quatre ou cinq ans, avec un bœuf de trois ans. Nous commencions par leur mettre le joug sur la tête à la crèche pendant deux jours. Nous leur mettions le joug par exemple à dix heures le matin et nous ne l’enlevions que... nous ne les lâchions qu’à quatre heures pour les faire manger. Alors ils se remuaient, ils se couchaient.
Ensuite, au bout de deux ou trois jours, nous les sortions dans la cour, le bœuf et ce jeune et, au début, il y avait quelques sauts, il y avait quelques... mais ça se dressait de suite.
Ensuite, nous les prenions avec un fagot de branches, faire traîner la claie, comme nous l’appelions, pour vider le fumier, des petits travaux par là, pour leur apprendre à marcher.
Ensuite, nous les mettions au tombereau, ensuite au char. Il fallait suivre toutes les étapes.
Alors c’était tout à fait facile... Et à l’époque, ça payait. Nous arrivions... Nous en dressions quatre ou cinq paires par an. C’était la meilleure vente de l’époque, quoi, de l’année, quand nous vendions des bœufs. Aujourd’hui... Il y avait la vente, plus tard, c’était la vente des doublons qui rapportait. Maintenant c'est plus diffus. Il y a... On fait des ventes toute l’année, mais ce ne sont plus les mêmes ventes, ce n’est plus le travail que nous faisions à l’époque. »

Localisation

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