Carnaval, siás un manjaire…

Collecté en 2000 Sur la Commune de Gaillac-d'Aveyron Voir sur la carte
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Introduction

L'air de cette chanson de carnaval est attribué à Pergolèse.

Jean-Baptiste Pergolèse (Giovanni Battista Draghi dit Pergolesi en italien) est né le 4 janvier 1710 à Jesi, dans la province d'Ancône, et mort le 17 mars 1736 à Pouzzoles, près de Naples.

Cet air a été repris dans la série télévisée pour enfants "Nounours, bonne nuit les petits" et le cantique de Fénelon, "Au sang qu'un Dieu va répandre", se chante sur le même air.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

JEANINE BESSODES

née en 1936 à Gagnac de Gaillac d'Aveyron.

Transcription

Occitan
Français
« La cançon del carnaval se cantava quand los mascats circulavan dins lo vilatge, o tot còp a l'aubèrja sustot. Tot còp dins los ostals, quand èran plan reçauputs, qu'avián manjat un pauqueton, aquí cantavan la cançon del carnaval :

“Carnaval, siás un manjaire,
Siás un manjaire d’argent,
Se manges, que te mange,
E pièi nos maridarem !

Filhas qu'avètz de raujòlas,
Que vos volètz maridar,
Sortissètz a la fenèstra,
Vòstre amant vos vòl parlar.

E la vièlha totjorn crida,
Aval sul cledon de l’òrt,
Se ne prenèm pas de gendre,
Ne tuarem pas cap de pòrc.

Catarina-Margarida,
Se caufava al pè del fuòc,
La camisa sus l'esquina,
Ambe lo cuol bufava al fuòc.

Tus te'n vas e ieu demòre,
Per manjar la sopa a l’òli,
E de cebas amb de sal.
Adius paure, adius paure,
Adius paure Carnaval.” »
Carnaval, tu es un mangeur…
« La chanson du carnaval se chantait quand les carnavaleux circulaient dans le village, ou parfois à l'auberge surtout. Parfois dans les maisons, quand ils étaient bien reçus, qu'ils avaient mangé un peu, là ils chantaient la chanson du carnaval :

“Carnaval, tu es un mangeur,
Tu es un mangeur d'argent,
Si tu manges, qu'il te mange,
Et puis nous nous marierons !

Filles qui avez des rissoles,
Qui voulez vous marier,
Sortez à la fenêtre,
Votre amant veut vous parler.

Et la vieille crie toujours,
Là-bas depuis le portillon du jardin,
Si nous ne prenons pas de gendre,
Nous ne tuerons aucun cochon.

Catherine-Marguerite,
Se chauffait auprès du feu,
La chemise sur le dos,
Avec le cul elle soufflait sur le feu.

Toi tu t'en vas et moi je reste,
Pour manger la soupe à l'huile,
Et des oignons avec du sel.
Adieu pauvre, adieu pauvre,
Adieu pauvre Carnaval.” »

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