La prefàcia

Collecté en 2000 Sur la Commune de Druelle Voir sur la carte
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Introduction

La foi n'empêchait pas l'existence d'histoires drôles, de formules ou de chants satiriques raillant le clergé, les paroissiens ou les pratiques religieuses.

Les parodies du sacré sont calquées sur des matrices issues de la liturgie.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

GILBERT ESPINASSE

né en 1944 à Sévignac de Druelle.

Transcription

Occitan
Français
« Lo curat, un jove curat que cantava la prefàcia…
Aviá fach curat, lo paure bogre, parce que… Lo paure bogre… èra pas paure mès… Parce que sos parents l'avián forçat un bocin a far curat. A l'epòca, avure un curat dins la familha aquò èra un grand onor. Un curat, un adjudant ou un truc coma aquò, o un mèstre d'escòla, aquò èra veritablament los pus fòrts del país.
Aquel curat, donc, regretava quand mème d'avure fach curat e de pas poire se maridar. A l'epòca, aquò èra strictament interdich.
En cantent la prefàcia, lo remòrd li veniá un bocin e alara cantava sa misèra, se l'òm pòt dire, tot en cantent la prefàcia.

“À l'âge de seize ans,
Mes parents déboursèrent tout leur argent
Pour me faire appeler
Monsieur le curé.
Et moi qui n’y avais jamais pensé,
Qui n'y avais pas même songé,
Je me suis engagé,
Je me suis fait curé
Et j’ai perdu ma liberté,
Domine.
Quant à moi pauvre curé,
Il faut attendre qu’elle vienne se confesser.”

E ne sabe pas pus. »
La préface
« Le curé, un jeune curé qui chantait la préface…
Il avait fait curé, le pauvre bougre, parce que… Le pauvre bougre… il n'était pas pauvre mais… Parce que ses parents l'avaient un peu forcé à faire curé. À l'époque, avoir un curé dans la famille était un grand honneur. Un curé, un adjudant ou un truc comme ça, ou un instituteur, c'était véritablement les plus importants du pays.
Ce curé, donc, il regrettait quand même d'avoir fait curé et de ne pas pouvoir se marier. À l'époque, c'était strictement interdit.
En chantant la préface, le remord lui venait un peu et alors il chantait sa misère, si l'on peut dire, tout en chantant la préface.

“À l'âge de seize ans,
Mes parents déboursèrent tout leur argent
Pour me faire appeler
Monsieur le curé.
Et moi qui n’y avais jamais pensé,
Qui n'y avais pas même songé,
Je me suis engagé,
Je me suis fait curé
Et j’ai perdu ma liberté,
Domine.
Quant à moi pauvre curé,
Il faut attendre qu’elle vienne se confesser.”

Et je n'en sais pas plus. »

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