Lo patoès

Collecté en 2000 Sur la Commune de Cruéjouls Voir sur la carte
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Introduction

A l'école, les enfants étaient punis quand ils parlaient leur langue maternelle, l'occitan. On leur suspendait un sabot autour du cou pour les humilier. L'autre méthode très efficace était celle du sinhal. Quand un enfant parlait occitan, le maître lui donnait un objet en bois appelé sinhal. Celui qui détenait le sinhal en fin de journée était puni. Pour se débarrasser de cet objet, les écoliers devaient dénoncer l'un de leur camarade qui s'était exprimé dans la langue interdite.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

LÉONA MONTHEIL

née Ducros en 1921 à Cruéjouls.

Transcription

Occitan
Français
« E ben a l'ostal volián pas que parlèssem patoès parce que aviái d'oncles e de tantas que… Ça que delà, aquò èra dejà interdich a las escòlas. E coma aviái d'oncles e de tantas qu'èran pas del país, los mius parents volián pas que parlèssem patoès de paur qu'agèssem dich quicòm que lor conveniá pas e que aquò los vexava.
Parlavan francés ! O alara, naltres, auriam comprés lo patoès pus lèu ! Non, nos parlavan francés. Benlèu quand èran ambe maisses parlavan patoès mès ambe nautres parlavan francés.
A fòrça d'entendre parlar lo monde lo patoès, parce qu'encara n'i a cinquanta, soassanta ans, soassanta-dètz ans lèu que entendiái parlar patoès, alara a fòrça de far òm arriba a lo comprene quand mème e a lo parlar. »
Lo patois
« Eh bien à la maison ils ne voulaient pas que nous parlions patois parce que j'avais des oncles et des tantes qui… De toute façon, c'était déjà interdit dans les écoles. Et comme j'avais des oncles et des tantes qui n'étaient pas du pays, mes parents ne voulaient pas que nous parlions patois de peur que nous disions quelque chose qui ne leur convienne pas et que ça les vexe.
Ils parlaient français ! Sinon, nous, nous aurions compris le patois plus tôt ! Non, ils nous parlaient français. Peut-être que quand ils étaient avec d'autres personnes ils parlaient patois mais avec nous ils parlaient français.
À force d'entendre parler les gens en patois, parce qu'encore il y a cinquante, soixante ans, soixante-dix ans bientôt que j'entendais parler patois, alors à force de faire on arrive à le comprendre quand même et à le parler. »

Localisation

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