Se medecinar

Collecté en 2000 Sur la Commune de Coussergues Voir sur la carte
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Introduction

Face à la maladie, les anciens disposaient d’un ensemble de remèdes empiriques dont certains devaient être d’une efficacité toute relative si l’on en juge par l’important taux de mortalité.

Dans un contexte économique difficile, on n'appelait le médecin qu’en dernier recours.

On avait au jardin les plantes médicinales de première nécessité : lys blanc, menthe, arnica, millepertuis…

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

André GRIFFOUL

né en 1936 à Montals de Coussergues.

Transcription

Occitan
Français
« Lo monde fasián de tisanas per elses : de camomila, de tilhul, de… De flors de saüt pels pics…
Quand èran malautes, que tosissián, i aviá pas de siròp coma uèi, se fasián de ventosas…
Se medecinavan coma podián. Los medecins èran cares a l'epòca, i aviá pas d'assurença-malautiá.
Buvián mème de lach, i metián qualquas gotas de tentura d'iòda dedins e engolavan aquò. Aquò èra bon pel raumàs, ambe de flors de saüt.
Coma dépuratif e ben fasián de tisana de sèrp e la caliá biure lo matin a junh. Mès que, per atapar las sèrps, caliá tombar l'estiu quand sortián. Mès caliá la vipèra, caliá pas lo gisclàs. Alara quand ne bandàvetz una apr'aquí, copàvetz lo cap, la coeta, espelàvetz aquò e o penjàvetz a las fustas. Aquò se secava. Salàvetz un pauc, aquí, aquò se secava e l'aviatz prèsta per l'ivèrn. Ne fasiatz una bona tisana coma dépuratif. Aquò marchava très bien mès ne caliá pas metre bien parce que atencion qu'aquò davalava pièi, aquò ramonava ! »
Se soigner
« Les gens faisaient des tisanes pour eux : de la camomille, du tilleul, du… Des fleurs de sureau pour les coups…
Quand ils étaient malades, qu'ils toussaient, il n'y avait pas de sirop comme aujourd'hui, ils se faisaient des ventouses…
Ils se soignaient comme ils pouvaient. Les médecins étaient chers à l'époque, il n'y avait pas d'assurance-maladie.
Ils buvaient même du lait, ils y mettaient quelques goûttes de teinture d'iode dedans et ils avalaient ça. C'était bon pour le rhume, avec des fleurs de sureau.
Comme dépuratif eh bien ils faisaient de la tisane de serpent et il fallait la boire le matin à jeûn. Mais, pour attraper les serpents, il fallait y tomber l'été, quand ils sortaient. Mais il fallait la vipère, il ne fallait pas la couleuvre. Alors quand vous en tuiez une par là, vous coupiez la tête, la queue, vous écorchiez ça et vous la suspendiez aux poutres. Ça se séchait. Vous saliez un peu, là, ça se séchait et vous l'aviez de prête pour l'hiver. Vous en faisiez une bonne tisane comme dépuratif. Ça marchait très bien mais il ne fallait pas en mettre beaucoup parce qu'attention, ça descendait ensuite, ça ramonait ! »

Localisation

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