La fièira de la lòga de Cossèrgas

Collecté en 2000 Sur les Communes de Coussergues, Vimenet Voir sur la carte
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Introduction

Il y avait des foires à la loue (lògas) pour que patrons et domestiques se rencontrent. Il y avait également des foires spécialisées pour l’embauche d’équipes (còlas) de faucheurs (dalhaires) ou de moissonneurs (meissonièrs, segaires).

Le vinatge était l'étrenne que l'on donnait au domestique le jour de la conclusion du contrat de travail. Si le domestique n'honorait pas sa promesse, il devait rendre le vinatge. "Far rabas” signifiait se désister sans rendre le vinatge.

Le contrat de travail oral entre patron et domestique était conclu par une simple tape dans la main : la pacha.

La lòga de Coussergues avait lieu pour l'Ascension et la fête du village a gardé le nom de "fèsta de la lòga”.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

RENÉE VÉZINET

née Ricard en 1921 à Villefranque de Vimenet, décédée en 2020.

Transcription

Occitan
Français
« A Cossèrgas, aquò èra per ro(g)asons, lo jorn de l'Ascension. Lo monde se lo(g)avan aquí. Aquò se troba d'abituda lo mes de mai, empr'aquí, aquò depend, vesètz, aquò varia suivent Pascas, aquò.
E alara a Cossèrgas, al pònt aval, enfin o ai pas vist aquò mès totes disián… Pareis que i aviá una anèla e que totes los que se volián lo(g)ar metián lo det a l'anèla.
Quand lo(g)avan lo monde, lor donavan un vinatge. Un vinatge, vesètz. Lor donavan metent dètz francs, vint francs… D'aquel moment i aviá pas tant d'argent. Alara n'i aviá que començavan de manjar lo vinatge e pièi anavan al patron quand avián lo temps ! »
La foire à la loue de Coussergues
« À Coussergues, c'était pour ro(g)asons, le jour de l'Ascension. Les gens se louaient ici. Cela tombe d'habitude au mois de mai, par là, ça dépend, vous voyez, cela varie suivant Pâques.
Et alors à Coussergues, au pont là-bas, enfin je ne l'ai pas vu mais tous le disaient… Il paraît qu'il y avait un anneau et que tous ceux qui voulaient se louer mettaient leur doigt dans l'anneau.
Quand ils louaient des gens, ils leur donnaient une étrenne. Une étrenne, vous voyez. Ils leur donnaient mettons 10 francs, 20 francs… En ce temps-là il n'y avait pas tant d'argent. Alors il y en avait qui commençaient par dépenser l'étrenne et puis ils allaient chez le patron quand ils avaient le temps ! »

Localisation

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