Vue générale

Sur la Commune de Compeyre Voir sur la carte
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Introduction

Vue générale

Au mois de juin 1369, les Anglais, ravitaillés («provesits de vitalhas ») par Millau (Milhau), assiègent Compeyre (Compèire) passé aux Français («per rason car s’era fach Fronces »).
Des présents sont offerts par les consuls au sénéchal anglais :
« Fesem pescar al deves als pescaires, el peis que preinon fon trames al senescalc a Compeire (...) aneron nostres companhios cossols al senescalc, a Compeire, e porteron lei VI empastisses de polas, costeron a pasta, e per las especias... »

« De l’oppidum gaulois d’Avaruéjouls la population est peu à peu descendue jusqu’au fond de la vallée, à Aguessac. Compeyre est la position intermédiaire, celle qui convenait aux besoins du Moyen Age et qui par tradition garda son rôle jusqu’à la Révolution. Compeyre fut une véritable ville, augmentée de quatre faubourgs, placée sur une hauteur au confluent de la vallée du Tarn et de celle du Lumensonesque, que suivait la route de Sévérac et du Gévaudan. En face, à Lumenson, un pont aurait franchi le Tarn.
Comme d’autres villes méridionales, Compeyre avait son groupe de chevaliers : Pons Rog ou Rouch (1175), P. Raymundi (1185), les Ahenric surtout qui tinrent, de la famille de Sévérac, le château de Compeyre (XIIe-XIIIe siècle) ; cette occupation était saisonnière. Vers 1300, la ville était tenue en paréage par le roi et les coseigneurs. A cette époque, Compeyre manifesta une forte hostilité envers Millau, qui la revendiquait. En 1310, le roi, en acquérant la part de Tiborg de Montrodat, eut toute autorité sur la ville et sur ses dépendances : Paulhe, Carbassas, Aguessac, Veyrac, Saliez, Les Vabres et Lugagnac. L’année suivante il accorda des privilèges aux habitants et confia le commandement de la place à un capitaine : Garin d’Apcher en 1349, Jean d’Armagnac en 1369, au temps des guerres anglaises, etc. Compeyre résista alors vaillamment aux Anglais qui tenaient Millau. Les chevaliers qui étaient au service du roi étaient depuis longtemps rémunérés au moyen des revenus des places dépendantes (voir à Paulhe, à Veyrac près d’Aguessac, à Carbassas, près de Paulhe). Ils étaient représentés par un consul des nobles. Ainsi en 1386, celui-ci, du nom de B. Maliani, composa avec les autres consuls au sujet des tailles locales.
Au XVIe siècle, au moment des guerres de Religion, la rivalité avec Millau reparut avec violence. Alors que Millau adhérait au protestantisme, Compeyre demeura catholique. Elle eut à subir quatre sièges de la part de ses voisins, en 1562, en 1567, en 1573 et surtout en 1586, alors que Fr. de Châtillon-Coligny commandait 2 500 protestants, mais ce dernier assaut échoua. Les fortifications de Compeyre auraient été détruites en 1633.
A la fin du XVIe siècle, une des principales familles nobles était celle de Roquelaure, qui avait la seigneurie de Paulhe et divers droits seigneuriaux à Compeyre. Au début du XVIIIe siècle, Jean Desmazels était qualifié de seigneur du lieu.
L’église matrice de Compeyre se trouvait à Lumenson (voir à Aguessac). L’église Saint-Vincent était située d’abord à l’extrémité nord de la localité. Elle ne prit de l’importance qu’après la disparition de Notre-Dame de Lumenson en 1808. L’église actuelle, reconstruite en 1856-1860, se trouve en partie sur l’emplacement de l’ancienne chapelle des pénitents bleus, qui était dédiée à saint Jérôme. Avant la Révolution, Compeyre était le chef-lieu d’un district religieux.
On voit dans le village la porte (XVIIe siècle) de l’ancien hôpital qui existait déjà en 1310 et qui fut uni en 1725, avec celui de Creissels, à l’hôpital de Millau, des cheminées du XVIIe siècle (dont une en stuc représentant le sacrifice d’Abraham), un puits creusé dans le rocher de 35 mètres de profondeur et les anciennes mesures en pierre.
L’ulhat ou raisin de Compeyre fut longtemps réputé et vendu jusqu’à Paris. » (Jean Delmas, 2003)

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