L'interprèste

Collecté en 2000 Sur la Commune de Centrès Voir sur la carte
J'apporte des précisions ou
je demande la traduction >

Introduction

Les enfants nés au début du XXe siècle arrivaient souvent à l'école parfaitement occitanophones mais peu ou pas du tout francophones et ils étaient punis quand ils parlaient leur langue maternelle, l'occitan. On leur suspendait parfois un sabot autour du cou pour les humilier.

L'autre méthode très efficace était celle du sinhal. Quand un enfant parlait occitan, le maître lui donnait un objet en bois appelé sinhal. Celui qui détenait le sinhal en fin de journée était puni. Pour se débarrasser de cet objet, les écoliers devaient dénoncer l'un de leur camarade qui s'était exprimé dans la langue interdite.

Certains enseignants respectaient cependant cette langue et l'utilisaient même parfois pour aider les enfants à apprendre le français.

L'emploi du mot “patois” était général pour désigner toute langue parlée sur le territoire français autre que la langue française. Ce terme péjoratif fut pourtant adopté par des populations auxquelles personne n'avait jamais expliqué l'origine véritable de l'idiome qu'elles employaient au quotidien.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

AMÉDÉE VAYSSE

né en 1928 à La Bourio de Centrès, décédé en 2010.

Transcription

Occitan
Français
« Aviái una sòrre qu'aviá doas ans de mens que ieu e i parlavan francés tandis qu'a ieu m'avián pas que totjorn parlat patoès e aviam una mèstra qu'èra una Bretona. La paura filha, tot aquò arribava a l'escòla, sabián pas que parlar que lo patoès, e fasiái l'interprèste. »
L’interprète
« J’avais une sœur qui avait deux ans de moins que moi et ils lui parlaient français tandis qu’à moi ils m’avaient toujours seulement parlé patois et nous avions une maîtresse qui était une Bretonne. La pauvre fille, tout ça arrivait à l’école, ils ne savaient parler que le patois, et je faisais l’interprète. »

Localisation

Vous aimerez aussi...

En cours de chargement...