Troupeau de bovidés (vacada) et équidés dans une prairie (prada, prat) devant l'église (glèisa), à Ceignac

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Introduction

Troupeau de bovidés (vacada) et équidés dans une prairie (prada, prat) devant l'église (glèisa), à Ceignac

« Ceignac : De nombreuses publications ont été consacrées, depuis 1627, à ce lieu de pèlerinage, un des plus célèbres du Rouergue. Une des plus récentes est celle de Camille Belmon (1948).

Selon la légende, saint Martial allant évangéliser le Limousin fit bâtir une chapelle en ces lieux en l'honneur de la Vierge : Notre-Dame des Monts. Sous l’épiscopat de saint Amans, la chapelle aurait été dans un état de grand abandon. Deux édifices se dressaient alors en ce lieu : Notre-Dame des Monts et l’église paroissiale dédiée à sainte Madeleine.

Suivant une autre légende, un prince palatin devenu aveugle reçut l’ordre de la Vierge de se rendre à ce sanctuaire et il y retrouva la vue. Un groupe en bois sculpté du XVIIe siècle rappelle ce prétendu miracle. M. le chanoine Débat a fait récemment (1980) un sort à toutes ces légendes, œuvres d’un faussaire du XVIIe siècle.

De toutes façons, Ceignac fut le centre d’importants pèlerinages depuis le XIIe siècle. La statue de la Vierge de la fin du XIIIe siècle atteste de son côté l’ancienneté du sanctuaire.

Le lieu jouit de la protection des seigneurs d’Arpajon, qui avaient leur tombeau dans le chœur : ainsi Jean III d’Arpajon, dans son testament de 1516 demande à être représenté à genoux entre saint Christophe et saint Jean-Baptiste, patrons de sa famille (ce tombeau existe toujours). En 1502, Jean de Banes, prieur, fonda la chapelle du Saint-Sépulcre : le groupe de la Mise au tombeau doit être rapproché de celui de la cathédrale de Rodez. En 1512, le Bienheureux François d’Estaing offrit une cloche. En 1620, le duc d’Arpajon, fidèle à l’attachement de sa famille pour Ceignac fit don d’un retable sur lequel était figuré l’Assomption de la Vierge, patronne de l’église. Les dons furent nombreux, et à la mesure de la fortune des pèlerins : après 1653, les habitants de Rodez préservés de la peste, à la suite d’un vœu à Notre-Dame de Ceignac, offrirent un tableau représentant leur ville (œuvre de Poujol). Les pèlerinages en provenance de Rodez ne cessèrent pas : ils se faisaient à pied. Les moins courageux s’arrêtaient en haut de la côte de La Mouline, en un lieu appelé ironiquement par la suite Ceignagou, le petit Ceignac. La dévotion redoubla sous l’Ancien Régime. Il y venait 45 paroisses en 1741 et des colporteurs de Rodez ! Et les processions se maintinrent même au plus fort de la Terreur.

Ceignac était un prieuré-cure à la disposition de l’évêque. En 1285, l’église était sous le patronage de sainte Madeleine. Une chapelle dédiée à Notre-Dame la prolongeait. Elle était déjà jugée trop petite pour accueillir les pèlerins. Vers 1455, une église gothique remplaça ces deux édifices. C’est alors que la patronage de la Vierge se substitua à celui de Marie-Madeleine. Une partie de la nef romane subsiste. L’édifice a été prolongée vers 1667 et le chœur a été entièrement transformé en 1926-1932.
Les halles de Ceignac ont été classées monument historique, le 2 décembre 1937. Au hameau de La Palousie tout proche, ancien domaine d’une famille Pelos ou Palous, se trouve un petit oratoire abritant une croix en calcaire datée de 1619, classée monument historique, le 28 décembre 1910. » (Jean Delmas, 1996)

Cenhac de Calmont / Cinhac de Caumont de Plancatge

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Troupeau de bovidés (vacada) et équidés dans une prairie (prada, prat) devant l'église (glèisa), à Ceignac
© BOUTONNET Albert

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