Las tres garrèlas

Sur la Commune de Brommat Voir sur la carte
J'apporte des précisions ou
je demande la traduction >

Introduction

La foi n'empêchait pas l'existence de formules ou de chants satiriques ironisant sur le clergé, les paroissiens ou les pratiques religieuses.

Il est ici question de trois dévotes (menetas) boiteuses (garrèlas).

Cette histoire qui se mime (le rythme des paroles évoque le claudiquement d'abord d'un côté, puis de l'autre et enfin des deux côtés) a été collectée à plusieurs reprises dans le département.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

ANTOINETTE DELARBRE

née Maller en 1920 à Malbo (15).

Transcription

Occitan
Français
« Aquelas tres menetas, aquò èra tres vièlhas filhas qu'èran garrèlas, qu'avián avut un torn de ren, e alèra, lo diminge, anavan a la messa. E alèra, un jorn que èran pas bien en avant, la prumièira tirava un pauc plus en avant, qu'èra la plus lèsta, e disiá atau :
“Vau a la messa, vau a la messa, vau a la messa !” [Garreleja d'un costat]
La segonda disiá atau :
“La dison, la dison, la dison !” [Garreleja de l'altre costat]
E la trosième que ne'n podiá plus disiá atau :
“Se la dison, la diràn, se la dison, la diràn, se la dison, la diràn !” [Garreleja dels dos costats] »
Les trois boiteuses
« Ces trois dévotes, c’était trois vieilles filles qui étaient boiteuses, elles avaient eu un tour de rein, et alors, le dimanche, elles allaient à la messe. Et alors, un jour où elles n’étaient pas en avance, la première allait un peu plus vite parce qu’elle était la plus leste, et elle disait ainsi :
“Je vais à la messe, je vais à la messe, je vais à la messe !” [Elle boite d’un côté]
La deuxième disait ainsi :
“Ils la disent, ils la disent, ils la disent !” [Elle boite de l’autre côté]
Et la troisième qui n’en pouvait plus disait ainsi :
“S’ils la disent, ils la diront, s’ils la disent, ils la diront, s’ils la disent, ils la diront !” [Elle boite des deux côtés] »

Localisation

Vous aimerez aussi...

En cours de chargement...