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Introduction

La fèsta, organisée par les conscrits, était en général la fête votive, la vòta. Elle pouvait donner lieu à plusieurs journées de manifestations, mais dans certains villages, la fête votive se déroulait sur une seule journée, le dimanche, précédée ou commencée par les aubades.

Les bals avaient souvent lieu dans les auberges et les jeunes filles qui allaient danser n'étaient pas toujours bien vues.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

BERTHIER PIERRE ET BATUT JULIETTE

né en 1929 à Cébals de Bozouls ; née Boudou en 1910 à Longuis de Bozouls.

Transcription

Occitan
Français
« I aviá lo curat Sabatièr, me sovene. Ieu aviái setze o dòtz-a-sèt ans benlèu, d'aquela epòca. Lo jorn de la fèsta de Boaso, i aviá lo bal. Te fasiás marchar suls artelhs per çò que ai pas jamai sachut dançar, ieu, marchave. I aviá quauquas bravas femnas al torn del bal que fasián lo còmpte-rendut al curat. Quand anavas te confessar per Totsants, après :
“Est-ce que vous avez dansé ?”
Podiás pas dire de non perque t'avián vista.
“Vous reviendrez dans trois semaines pour avoir l'absolution.”
Coma s'aviás tuat quauqu'un, de marchar amb un june òme… Se far marchar suls artelhs, te dise, aquò's tot çò que fasiás. E caliá esperar tres setmanas per avure l'absolucion.
Aquò a cambiat, aquò d'aquí tanben.
– S'aquò èra ara farián l'absolucion, mai l'agèssem pas, aquò fariá quand mèmes ! Aquò èra un pauc tròp…
– Pense ben ! Te dise, te tenián per la paur sus tot. »
Les filles
« Il y avait le curé Sabatier, je me souviens. Moi j'avais seize ou dix-sept ans peut-être, à cette époque-là. Le jour de la fête à Bozouls, il y avait le bal. Tu te faisais marcher sur les orteils parce que je n'ai jamais su danser, moi, je marchais. Il y avait quelques braves femmes autour du bal qui faisaient le compte-rendu au curé. Quand tu allais te confesser pour Toussaint, après :
“Est-ce que vous avez dansé ?”
Tu ne pouvais pas dire non parce qu'elles t'avaient vue.
“Vous reviendrez dans trois semaines pour avoir l'absolution.”
Comme si tu avais tué quelqu'un, de marcher avec un jeune homme… Se faire marcher sur les orteils, je te dis, c'est tout ce que tu faisais. Et il fallait attendre trois semaines pour avoir l'absolution.
Ça a changé, ça aussi.
– Si c'était maintenant ils feraient l'absolution, même si nous ne l'avions pas, ça ferait quand même ! C'était un peu trop…
– Je pense bien ! Je te dis, ils te tenaient par la peur sur tout. »

Localisation

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