Lo patoès

Collecté en 2000 par IOA Sur la Commune de Bournazel Voir sur la carte
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Introduction

A l'école, les enfants étaient punis quand ils parlaient leur langue maternelle, l'occitan. On leur suspendait parfois un sabot autour du cou pour les humilier. L'autre méthode très efficace était celle du sinhal. Quand un enfant parlait occitan, le maître lui donnait un objet en bois appelé sinhal. Celui qui détenait le sinhal en fin de journée était puni. Pour se débarrasser de cet objet, les écoliers devaient dénoncer l'un de leur camarade qui s'était exprimé dans la langue interdite.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

ADRIEN AURÉJAC

né en 1936 à Riou Nègre de Bournazel.

Transcription

Occitan
Français
« Quand anèrem a l’escòla a sièis ans, parlàvem pas que lo patoès. E aprèssa interdi(gu)èron de parlar lo patoès, los parents, per que los enfants parlèsson puslèu lo francés. E, dempièi, aquela lenga se pèrd. N'i a pas un tropèl que la parlan : la femna, a ieu, lo comprend mès lo parla pas !
Los enfants, caliá parlar francés, aquò fa que parlàvem pas en patoès e la femna non plus, lo compren mès lo parla pas, aquò fa que podiái pas correspondre amb ela. »
Le patois
« Quand nous allâmes à l’école à six ans, nous ne parlions que le patois. Et ensuite, les parents interdirent de parler patois pour que leurs enfants parlent plutôt le français. Et depuis cette langue se perd. Ils ne sont pas nombreux ceux qui la parlent : ma femme, à moi, le comprend mais ne le parle pas.
Les enfants, il fallait parler français, ça fait que nous ne parlions pas en patois et ma femme non plus, elle le comprend mais elle ne le parle pas, cela fait que je ne pouvais pas discuter avec elle.»

Localisation

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