La cançon del pepin (extrait)

Collecté en 2000 Sur les Communes de Bor-et-Bar, Rieupeyroux Voir sur la carte
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Introduction

Cette chanson est l'œuvre de l'abbé Justin Bessou (1845-1918), de Saint-Salvadou.

Le grand-père et la grand-mère étaient appelés pepè et memè, pepin et memina, papanon et mamanon, papeta et mameta, papon et mamon… Les termes de pairin et de mairina désignaient également souvent les grands-parents qui étaient aussi parrain et marraine de leurs petits-enfants auxquels ils donnaient leur prénom.

La chanson est illustrée par un film tourné à Rieupeyroux dans les années 1970 par Robert Talon.

Dans notre montage, Christian Segonds, de Bor et Bar, chante le début de la chanson et Francis Alet, de La Bastide l'Evêque, la fin.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

CHRISTIAN SEGONDS

né en 1934 à La Lande de Bor et Bar.

Transcription

Occitan
Français
« Fanton polit coma un sòu,
Tu venes e ieu me'n vau.
Tira, tira Margarida,
Aquò’s lo trinh de la vida.
Fanton polit coma un sòu,
Tu venes e ieu me'n vau.

Margarida çai venguèt,
Tal jorn que lo rei nasquèt.
A La Planca tot sautava,
Tot cantava, tot dançava.
Margarida çai venguèt,
Tal jorn que lo rei nasquèt.

Lo rei n’es pus a París,
Si fa(gu)èt pas a sos molins.
E jamai a nòstra Planca,
L’ai(g)a ni lo blat li mancan.
Lo rei n’es pus a París,
Si fa(gu)èt pas a sos molins.

N’i a un briu qu’ai los pèlses blancs,
Sarri mos quatre-vints ans.
Que de blat, que de farina,
Ai portada sus l’esquina !
N’i a un briu qu’ai los pèlses blancs,
Sarri mos quatre-vints ans. »
La chanson du pépé
« Petit enfant beau comme un sou,
Tu viens et moi je m’en vais.
Allez, allez, Marguerite,
C’est le train de la vie.
Petit enfant beau comme un sou,
Tu viens et moi je m’en vais.

Marguerite vint ici,
Le jour même où le roi naquit.
À La Planque tout sautait,
Tout chantait, tout dansait.
Marguerite vint ici,
Le jour même où le roi naquit.

Le roi n’est plus à Paris,
Mais ses moulins sont toujours là.
Et jamais à notre Planque,
L’eau ni le blé ne manquent.
Le roi n’est plus à Paris,
Mais ses moulins sont toujours là.

Il y a longtemps que j’ai les cheveux blancs,
Je m’approche de mes quatre-vingts ans.
Tant de blé, tant de farine,
J’ai portée sur mon dos !
Il y a longtemps que j’ai les cheveux blancs,
Je m’approche de mes quatre-vingts ans. »

Localisation

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