Lo boçut (Salta aicí, salta alai…)

Collecté en 2000 Sur la Commune de Bertholène Voir sur la carte
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Introduction

Il s'agit ici d'une vieille chanson de mariage en français.

Son refrain occitan fait songer à la chanson "Margoton jos un prunièr".

Son

JEAN VIGUIÉ

né en 1938 à Banc de Bertholène, décédé en 2013.

Transcription

Occitan
Français
« Maman, on vient de me proposer un amant
Que j’aime tendrement, (bis)
Cet amant il a une bosse par derrière
Et une autre par devant, cet amant,
Il marche avec des crosses,
Voilà tous ses agréments.

Repic :
Salta aicí, salta alai,
Cal que la bòça salte.
Salta aicí, salta alai,
Cal que la bòça salte açai.

Il a ses pieds tordus, ce bossu,
Et son grand nez pointu, (bis)
Une bouche sans pareille,
Qu’on n’a vu pareil bossu,
Fendue jusqu’aux oreilles,
Et ses cheveux tondus.

Quand il rentre dans ma maison, ce mignon,
J’admire ses façons, (bis)
L’on dirait une bête,
Mais non pas un garçon,
Avec sa grosse tête,
Il ressemble un cochon.

“Epouse-le ma fille,
C’est le fils d’un grand marchand,
L’argent n’a pas de bosse,
Et le chapeau couvrira tout cela.
Il est tout près de sa fosse,
Et l’argent restera.

– Je viens te dire oui, mon ami,
Tu seras mon mari, (bis)
Ne fais pas de l’outrage,
À ce que je te dis,
Nous épouserons dimanche,
Tu seras cocu lundi.”

Quand il l'a épousée, assurée,
Le curé en riait, (bis)
L’on fit sonner les cloches,
Tout le monde accourut,
Pour aller voir ces noces,
Tout le monde a voulu. »
Le bossu
« Maman, on vient de me proposer un amant

Que j’aime tendrement, (bis)
Cet amant il a une bosse par derrière
Et une autre par devant, cet amant,
Il marche avec des crosses,
Voilà tous ses agréments.

Refrain :
Saute ici, saute là-bas
Il faut que la bosse saute,
Saute ici, saute là-bas,
Il faut que la bosse saute par là.


Il a ses pieds tordus, ce bossu,
Et son grand nez pointu, (bis)
Une bouche sans pareille,
Qu’on n’a vu pareil bossu,
Fendue jusqu’aux oreilles,
Et ses cheveux tondus.

Quand il rentre dans ma maison, ce mignon,
J’admire ses façons, (bis)
L’on dirait une bête,
Mais non pas un garçon,
Avec sa grosse tête,
Il ressemble un cochon.

“Epouse-le ma fille,
C’est le fils d’un grand marchand,
L’argent n’a pas de bosse,
Et le chapeau couvrira tout cela.
Il est tout près de sa fosse,
Et l’argent restera.

– Je viens te dire oui, mon ami,
Tu seras mon mari, (bis)
Ne fais pas de l’outrage,
À ce que je te dis,
Nous épouserons dimanche,
Tu seras cocu lundi.”

Quand il l'a épousée, assurée,
Le curé en riait, (bis)
L’on fit sonner les cloches,
Tout le monde accourut,
Pour aller voir ces noces,
Tout le monde a voulu. »
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