Las sèrps

Collecté en 1997 Sur la Commune de Aurelle-Verlac Voir sur la carte
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Introduction

Face à la maladie, les anciens disposaient d’un ensemble de remèdes empiriques dont certains devaient être d’une efficacité toute relative si l’on en juge par l’important taux de mortalité.

Dans un contexte économique difficile, on n'appelait le médecin qu’en dernier recours.

La peau ou la chair des serpents était souvent utilisée pour lutter contre une multitude de pathologies, notamment les douleurs abdominales et les maladies de peau.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

Albert PETIT

né en 1924 à Vieurals d'Aurelle-Verlac.

Transcription

Occitan
Français
« Un còp, meissonàvem de sèga, aval al camp, e i aviá un vesin qu'èra vengut nos adujar, Joan del Vernhàs qu'apelàvem, e cada còp que trobàvem una vipère, l'atapava, l'escorgava…
– Li copava lo cap.
– Li copava lo cap, l'escorgava e pièi la penjava a la pòcha-falsa del veston, aquí. E, lo seras, n'aviá dos o tres. Pièi no'n daissèt una e ni fasiam pièi de tisana de vipère quand aviam…
– La rougeole.
– Ouiquand los enfants avián la rougeole.
– La varicelle.
– O alara quand aviam d'endèrbis, non ?
– D'endèrbis, oui.
– Quand aviam d'endèrbis, oui. Mès aquò d'aquí o ai vist pro. Mès ara degús las escorga pas pus. »
Les serpents
« Une fois, nous moissonnions du seigle, là-bas au champ, et il y avait un voisin qui était venu nous aider, Jean du Vergnas comme on l’appelait, et chaque fois que nous trouvions une vipère, il l’attrapait, il l’écorchait...
– Il lui coupait la tête.
– Il lui coupait la tête, il l’écorchait et ensuite il l’accrochait à la poche de son veston, là. Et, le soir, il en avait deux ou trois. Puis il nous en laissa une et nous en faisions ensuite de la tisane de vipère quand nous avions...
– La rougeole.
– Oui quand les enfants avaient la rougeole.
– La varicelle.
– Ou alors quand nous avions des dartres, non ?
– Des dartres, oui.
– Quand nous avions des dartres, oui. Mais ça je l’ai assez vu. Mais maintenant personne ne les écorche plus. »

Localisation

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