Los pastrons

Collecté en 2000 Sur les Communes de Aubin, Auzits, Capdenac-Gare Voir sur la carte
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Introduction

Il existait des foires à la loue (lògas) mais les jeunes pastres et les serventas étaient recrutés directement dans les familles.

Les enfants étaient parfois loués juste pour la nourriture, de Pâques à Toussaint.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

JEAN MANIEZ

né en 1921 à Aubin.

Transcription

Occitan
Français
« Mon pauvre père, c'était un type du Nord, un Chtimi. Il était venu ici, il s'était marié ici.
Èrem quatre dins l'ostal. Ma maire viusèt aviái nòus ans, ieu, lo paire sia(gu)èt tuat aicí a la mina, un ebolament. Alèra, coma ère l'ainat, ieu, e ben me calguèt partir. A dètz ans, allez, al cuol d'un mèstre. Parti(gu)ère a la campanha gardar las vacas. Anère a Ausits, amont, a Nauta-Sèrra. Demorère aquí un an e apièi anère après Capdenac aval, a La Magdalena, La Madeleine en francés dison. Anère aquí gardar las fedas.
Aquò's aquí qu'aprenguère… D'abòrd, d'una, entendiái pas cap pussa de lenga, tot lo monde parlava patoès : la patrona, lo patron, lo vailet que li aviá parce que ieu ère pas que lo pastre. E ben aquò's aquí qu'aprenguère. Aprenguère aquí a parlar.
Aquò se pèrd… Vese que i a bravament de monde que… Mai ara, ieu ai de mal a trobar quauqu'un per parlar patoès. I a pas degús que parle patoès, ara. Aviái lo bèl-paire, ieu, es partit e aviái dos oncles a Claravals, son partits atanben. Fa que lo cosin parla francés, parla pas patoès. »
Les petits bergers
« Mon pauvre père, c’était un type du Nord, un Chtimi. Il était venu ici, il s’était marié ici.
Nous étions quatre dans la maison. Ma mère devint veuve quand j’avais neuf ans, moi, mon père fut tué ici à la mine, un éboulement. Alors, comme j’étais l’aîné, moi, eh bien il me fallut partir. À dix ans, allez, au cul d’un maître. Je partis à la campagne garder les vaches. J’allai à Auzits, là-haut, à Haute-Serre. Je restai là un an et ensuite j’allai après Capdenac là-bas, à La Madeleine. J’allai là garder les brebis.
C’est là que j’appris... D’abord, d’une, je ne comprenais plus aucune langue, tout le monde parlait patois : la patronne, le patron, le domestique qu’il y avait parce que moi je n’étais que le berger. Eh bien c’est là que j’appris. J’appris là à parler.
Ça se perd... Je vois qu’il y a beaucoup de monde qui... Maintenant même, j’ai du mal à trouver quelqu’un pour parler patois. Il n’y a personne qui parle patois, maintenant. J’avais mon beau-père, moi, il est parti et j’avais deux oncles à Clairvaux, ils sont partis aussi. Ça fait que mon cousin parle français, il ne parle pas patois. »

Localisation

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