Laurar e ersar

Collecté en 1996 Sur la Commune de Asprières Voir sur la carte
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Introduction

Les femmes et les enfants participaient grandement à l'effort de production sur les exploitations.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

Paulette MARMIESSE

née Delbosc en 1931 à Montredon (46).

Transcription

Occitan
Français
« Laurave tota sola, amai tot, ambe los buòus, pas ambe lo tractur. Après, pus tard, i agèt lo tractur, mès abans fasiam ambe de buòus. E voliái que los vendèsson parce que, quand los me vendián, me'n donavan de joves, èran pas tròp dondes. Aimave pas bien quand me vendián los buòus que trabalhavan bien.
Quand ère chas ieu, amont, quand tornave d'a l'escòla, aviam una cavala e anave ersar pel monde. M'esperavan lo ser, fasián un parelh de silhons coma se ditz, ambe los buòus, fasián pas grand causa, e lo ser… Semenavan lo blat e m'esperavan per ersar ambe la cavala.
Ersave tota pès nuda ! Me carrave dins la tèrra, los pès dins la tèrra ! »
Labourer et herser
« Je labourais toute seule, et tout, avec les bœufs, pas avec le tracteur. Après, plus tard, il y eut le tracteur, mais avant nous faisions avec des bœufs. Et je ne voulais pas qu'ils les vendent parce que, quand ils me les vendaient, ils m'en donnaient des jeunes, ils n'étaient pas trop dressés. Je n'aimais pas tellement quand ils me vendaient les bœufs qui travaillaient bien.
Quand j'étais chez moi, là-haut, quand je revenais de l'école, nous avions une jument et j'allais herser pour les gens. Ils m'attendaient le soir, ils faisaient une paire de sillons comme on dit, avec les bœufs, ils ne faisaient pas grand-chose, et le soir… Ils semaient le blé et ils m'attendaient pour herser avec la jument.
Je hersais pieds nus ! Je me régalais dans la terre, les pieds dans la terre ! »

Localisation

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