La quista del campanièr

Collecté en 1999 Sur les Communes de Arques, Balsac Voir sur la carte
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Introduction

Dans chaque paroisse, une personne s'occupait de la sonnerie des cloches : lo campanièr ou la campanièira si c'était une femme.

En plus des offices, le campanièr devait sonner l'angélus et remplir sa fonction en cas de décès dans la paroisse (glas et enterrement), ainsi que les jours de mariage et de baptême, et tenter d’éloigner les orages en sonnant les cloches. Dans certaines paroisses on sonnait également les calendes pour Noël.

Bénévole, il était rémunéré par des dons en nature lors d’une ou de plusieurs quêtes annuelles. L'électrification des cloches, dans la seconde moitié du XXe siècle, mit fin à cette charge.

Souvent, le campanièr étaient également fossoyeur (tombelaire).

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© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

GILETTE ET ETIENNE BONNEFOUS

née Gaubert au Puech d'Arques, décédée en 2017 ; né en 1929 à Balsac, décédé en 2015.

Transcription

Occitan
Français
« A ben pels enterraments se fasiá pagar per çò que sovent lo campanièr fasiá fossoiur e se fasiá pagar. Coneisse pas la paga.
E pièi, cada an après Pascas, passava l'aumeleta, qu'apelava el.
– Amassava d'uòus.
– D'uòus o de blat. Plan sovent aimava mai de blat per çò que lo qu'ai cone(g)ut lo mai aviá una familha nombrosa e, amb aquel blat pagava lo bolangièr qu'i balhava de pan.
Lo coneissiái, aquò èra un òme… Es demorat trenta ans dins aquel ostal coma domestique, fa que ne pòde parlar, d'el… »
La quête du sonneur
« Eh bien pour les enterrements il se faisait payer parce que souvent le sonneur faisait fossoyeur et il se faisait payer. Je ne connais pas la paye.
Et puis, chaque année, après Pâques, il “passait l’omelette”, comme il disait lui.
– Il ramassait des œufs.
– Des œufs ou du blé. Bien souvent il préférait du blé parce que celui que j’ai connu le plus avait une famille nombreuse et, avec ce blé, il payait le boulanger qui lui donnait du pain.
Je le connaissais, c’était un homme... Il est resté trente ans dans cette maison comme domestique, ça fait que je peux parler de lui... »

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