La candelaira

Collecté en 1999 par IOA Sur les Communes de Arques, Balsac Voir sur la carte
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Introduction

En terre occitane, pour la chandeleur appelée candelièira, candelaira, candelor ou Nòstra-Dama de febrièr, on ne faisait pas des crêpes mais des pascadas, des borriòls, des pescajons

Les cierges que l’on faisait bénir à cette occasion protégeaient la maison en cas d'orage et éclairaient les veillées mortuaires.

On se protégeait aussi de la foudre en se signant, en invoquant les saints, en brûlant le laurier bénit, en aspergeant d’eau bénite le seuil de la porte ou en plaçant un chaudron (pairòl) rempli d’eau dans la cheminée per negar lo tròne (pour noyer la foudre).

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

GILETTE ET ETIENNE BONNEFOUS

née Gaubert au Puech d'Arques, décédée en 2017 ; né en 1929 à Balsac, décédé en 2015.

Transcription

Occitan
Français
« A… aicí pas gaire res. I aviá quauquas messas, quauquas pregairas, autrament pas gaire res…
– E fasián fasián benesir tres o quatre candelas.
– Las crêpes, las fasián pas aicí.
– Fasián benesir tres o quatre candelas parce que, quand tronava, lo monde qu'i cresián…
– Alucavan la candela.
– Alucavan la candela qu'èra benesida.
– E maisses penjavan lo pairòl al carmalh parce que lo tròne deviá tombar dins l'ai(g)a.
– O se negava dedins. »
La chandeleur
« Ah... ici pas grand-chose. Il y avait quelques messes, quelques prières, autrement pas grand-chose...
– Et ils faisaient bénir trois ou quatre chandelles.
– Les crêpes, ils n’en faisaient pas ici.
– Ils faisaient bénir trois ou quatre chandelles parce que, quand il tonnait, les gens qui y croyaient...
– Ils allumaient la chandelle.
– Ils allumaient la chandelle qui était bénite.
– Et d’autres pendaient le chaudron à la crémaillère parce que la foudre devait tomber dans l’eau.
– Ou elle se noyait dedans. »

Localisation

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