Lo rodièr d'a-z-Alpuèg

Collecté en 2000 Sur les Communes de Alpuech, Vitrac-en-Viadène Voir sur la carte
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Introduction

En occitan, le charron est appelé rodièr, c'est-à-dire fabriquant de ròdas (roues). Le père de François exerçait ce métier. Sur la Montagne, les jantes sont des gabilhas, le moyeu lo boton et les rayons los riats.

Vidéo

© Amic BEDEL - Tous droits réservés Institut occitan de l'Aveyron

François BLANCHER

né en 1925 à Alpuech, décédé en 2013.

Transcription

Occitan
Français
« E ben fasiá las ròdas pels carris, les carris e las carru(g)as. Alara caliá decopar las gabilhas, qu'apelavan, las jantas, e l'ivèrn, quand fasiá…, que podiá pas trabalhar defòra, fasiá les riats, les preparava per quand fasiá bèl temps.
E aviá un torn per tornar, per virar les botons de ròdas, qu'apelavan, les botons de ròdas. Alara les virava, preparava e aprèssa, ambe la perçusa, les traucava e margava les riats e pièi aprèssa, caliá i metre las jantas tot lo torn. E caliá agachar que tibèsson pas tròp, parce que se tibavan tròp, las jantas, quand volián farrar, lo fabre, se tibavan pas. Las ròdas prenián de jòc. Alara caliá daissar un certen jòc entre las gabilhas.
N'i aviá un altre a Vitrac, aquí, un nommat Fabre, mès aquò èra dejà… El èra pus jove. Mon paire, oui,aquò… Èra dejà presque dels premièrs charrons que i aviá empr'aquís. »
Le charron
« Eh bien, il faisait les roues pour les chars, les chars et les charrues. Alors, il fallait découper les jantes, et l’hiver, quand il faisait..., qu’il ne pouvait pas travailler dehors, il faisait les rayons, il les préparait pour quand il faisait beau temps.
Et il avait un tour pour façonner, pour tourner les moyeux de roues, comme ils disaient, les moyeux de roues. Alors, il les tournait, il préparait et ensuite, avec la perceuse, il les trouait et il fixait les rayons et puis ensuite, il fallait mettre les jantes, tout le tour. Il fallait faire attention qu’elles ne forcent pas trop, parce que si elles forçaient trop, les jantes, quand ils voulaient les ferrer, le forgeron, elles ne s’ajustaient pas. Les roues prenaient du jeu. Il fallait donc laisser un certain jeu entre les jantes.
Il y en avait un autre à Vitrac, ici, un nommé Fabre, mais c’était déjà... Il était plus jeune. Mon père, oui, ça... Il était déjà presque des premiers charrons qu’il y avait dans le coin. »

Localisation

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