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Introduction

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« Marius Bouscayrol et Emile Debard ont publié une monographie sur Rieupeyroux en 1963 et J. Combelles et P. Rayet Rieupeyroux, histoire et tradition en 1990.

En 1009, Iscanfrède ou Escaffre, (de la famille des seigneurs de Castelmary) et Elias Calesius donnèrent à l’abbaye Saint-Martial de Limoges leur domaine de Modulancia (?) et un vaste territoire autour. La donation, qui lésait, semble-t’il, le seigneur de Castelmary fut contestée, puis reconnue par celui-ci. Un paréage (justice commune) fut décidé entre le roi et le doyen, c’est-à-dire le chef de la communauté bénédictine de Rieupeyroux, à la fin du XIIIe siècle. Le roi prit un tiers de la baylie et le doyen les deux autres. La communauté comprenait dix hommes environ. Selon la tradition, les bâtiments claustraux auraient été très réduits. La pauvreté du domaine ne permettait probablement pas d’en faire les frais. Le doyenné de Rieupeyroux eut pourtant de l’importance : en 1343, en fut doyen Pierre d’Aigrefeuille qui devint évêque de Tulle et de Vabres (1347). Vers la fin de 1352, à la suite d’une incursion d’Anglais ou de routiers, l’église romane et une partie du monastère furent incendiés. De l’église primitive on conserva une partie des murs et des chapiteaux (ceux du devant du chœur). La tour lanterne ne fut ajoutée qu’au XVe siècle. A cette reconstruction est liée la légende de l’omoplate de Samson, plus anciennement du Géant, qui aurait aidé la population dans son ouvrage, puis qui aurait été tué par celle-ci. Cet os, qui est en fait celui d’une baleine, est suspendu au fond de l’église.

En 1426, Jean IV d’Armagnac, comte de Rodez, donna Rieupeyroux à André de Ribes, capitaine de brigands. En 1435, le prieur ou doyen était Aymeric d’Arpajon, qui n’était point prêtre, et prit un recteur pour les fonctions spirituelles.Au moment des guerres de Religion, Rieupeyroux accueillit les ligueurs, si bien que le 18 mai 1590, les royalistes et les protestants alliés en firent le siège, mais sans succès.

A la fin du XVIIIe siècle, la paroisse de Rieupeyroux était une des plus vastes du diocèse. Au contraire de ce qui s’est passé dans d’autres secteurs, l’institution monastique avait empêché ici l’éclosion de nouvelles églises. La pauvreté du pays était sensible à Rieupeyroux même : les derniers moines n’avaient pas d’autres logements que celui qu’ils trouvaient chez les particuliers. Un hôpital et une aumône (transformée plus tard en distribution de bonne chère à la jeunesse le jour du Mardi Gras) étaient les institutions charitables. Entre 1763 et 1774, le doyenné fut supprimé et les revenus (1800 livres) furent rattachés directement à Saint-Martial de Limoges, à la réserve de la congrue (traitement) du curé et du revenu du maître d’école (250 livres).

En 1781 et 1786, la paroisse fut démembrée : ce fut l’origine des nouvelles paroisses de La Capelle-Bleys (Dousoulet), du Théron, de Miquels, de Rivière et plus tard de Pradials. D’autres morceaux furent attribués aux paroisses de Combrouse, de Pradinas, de Castanet, de Lescure, de Vabre et de La Bastide-l’Evêque.

La population vivait de l’agriculture (les pois de Rieupeyroux furent renommés à la Cour de Versailles à la fin du XVIIe siècle) et du tissage. On trouvait des martinets dans les environs (commerce vers l’Albigeois attesté au XVe siècle). La ville était entourée de remparts et de fossés. Sa place avait des couverts (gitats). L’eau y venait par une fontaine jaillissante, le grifol, comme à Villefranche. La nouvelle route des intendants (XVIIIe s.) passa à l’écart de la ville, d’où le déplacement du foirail au lieu-dit l’Hom.

Une autre tradition légendaire attribue à saint Martial la fondation de Rieupeyroux : l’eau de la fontaine Saint-Martial (sous le presbytère) était réputée contre l’impétigo des enfants. » (Jean Delmas, 1999)

Riupeirós

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